Fall selfcare routine!

Au delà de l’image romantique de la chute des feuilles, des couleurs chatoyantes de l’automne (il parait que celles du Japon à cette période sont incroyables ! si jamais vous souhaitez trouver la bonne saison pour y aller! 😉), l’automne peut s’avérer être un défi pour les soins et inspirations de couleurs.

Je vous propose quelques astuces de soins pour contrecarrer la déshydratation inévitable, pour combattre les effets du stress et de la pollution (jusqu’au vacances de Noel …), de quoi adapter sa colorimétrie à la luminosité en berne (ni le rose fuchsia ni l’orange corail ne sont pas franchement adaptés).

  • Le Maquillage effet soupe de potiron, châtaignes 🌰 grillées ou feuilles d’érable couleur cerise !
  1. Huda Beauty Palette 1 en haut à gauche
  2. Huda Beauty Palette 2 en haut à droite
  3. Palette Naked Cherry Urban Decay en bas

Quand le maquillage des yeux n’est pas en priorité, un rouge à lèvre mat couleur Nude ou Pumkins ou Ginger s’accorde bien à l’environnement global… (avec un avant-goût de Noël déjà?)  produit proposé ci-dessous par Too Faced et recommandé par Mimi Signature (chaine Youtube disponible ici que je recommande vivement ☺️)

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  • Une peau (visage) protégée et nourrie:

J’ai compris depuis longtemps que peu importe ce qu’on met « sur » sa peau comme maquillage, rien ne vaudra une routine de soin:

  1. Eau, eau, eau et encore eau
  2. Réussir à bien dormir (oui pas toujours accessible)
  3. Détox le matin avec une infusion citron et gingembre
  4. Compresses d’eau de rose
  5. Bien nettoyer – hydrater – soigner la peau matin et soir, quelques kits disponibles dans différentes marques selon les besoins:
    1. Kit d’hydratation Shiseido
    2. Routine Oh My Cream équilibrante ou réparatrice   (selon vos besoins) avec ce kit Mini pour tester la performance des actifs mais aussi si nous arrivons à tenir les « bonnes habitudes »
  • Un spa Maison hebdomadaire!

Capture d_écran 2018-11-05 à 12.03.58Un shampoing nourrissant ou masque pour éviter la chute ou la fragilisation des cheveux (car moi l’automne je perds beaucoup, beaucoup, beaucoup… de cheveux!).

Un gommage de corps fait avec du café parisien pour les plus parisiennes d’entre nous? ici!

Des huiles de bain pour un effet cocooning relaxant, un vrai spa chez soi!

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Depuis mes automnes parisiens, je ne conçois plus les jours raccourcis, grisâtres et pluvieux sans bougie. Rien de mieux pour compléter le plaid, le livre et le (les) carré(s) de chocolat qu’une bougie Diptyque #petitevieille #hyggelifestyle. En plus ils ont sorti la collection exclusive pour préparer les fêtes (ici et image ci-dessous) autant profiter le plus longtemps possible de cette période magique! (Quand est ce que j’ai le droit de lancer la playlist de Noel sans passer pour une folle?)

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  • Bon après le visage, les cheveux, le corps, l’ambiance,… les mains!

Des mains hydratées pour éviter l’horreur à venir avec l’hiver, les gants, les chocs chauffage/ vent/ … J’ai trouvé ce Sérum (ici) de Manucurist très tentant pour changer de la crème pour main classique.

Les tendances d’imprimés animaliers (vous trouverez mon article sur ces tendances A/H 2018 ici et ) adoubent et réclament des bordeaux voir cerise-noir (ici) :Capture d_écran 2018-11-05 à 12.29.04

Pour accompagner les carreaux, le velours, la soie et la tendances tailleurs peut s’allier aussi à des gris froids et patiner des bijoux effet 80’s.

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Voilà quelques rituels donc pour combattre le blues quasi inévitable de cette période. Le selfcare non pas par égoisme mais plutôt comme un acte de méditation (quand on n’aime pas forcément ça) avec une bonne musique, de bons produits et quelques minutes volées. Je ne sais pas comment avec ces rituels vont devoir évoluer avec l’arrivée du bébé mais j’espère les maintenir malgré tout comme une bulle de respiration et de déconnexion avec soi.

Allez rien ne vaut une musique de film de Noël 👉 par là, pour se mettre dans l’ambiance et attaquer cette semaine hihi #nemedétestezpas!

Mondial AND local (new?) Moroccan Business culture

Mon adolescence fut marquée par l’ouverture du Maroc au monde. Le début des années 2000 était, de ma perception, embarqué par une frénésie d’ouverture des marques fast-fashion. Avant cette arrivée tant attendue, je me souviens des vacances espagnoles où l’exotisme touristique consistait à trouver son bonheur dans les magasins de prêt-à-porter jusqu’alors inaccessibles comme des graals de la mode. Des objets de désir qui mettaient auparavant une à deux saisons avant d’arriver au Maroc, étaient enfin là « à temps » et des prix relativement accessibles.

Une révolution. L’attrait de cet exotisme lointain m’éloigna (et pas que moi) en quelque sorte de cette culture locale déjà en difficulté. L’un des rares secteurs qui en fut épargné fut celui des caftans. Bizarrement et loin des autres pays de la région, le Maroc a réussi à maintenir une forme d’obligation et de sacré autour du caftan pour certaines occasions sociales. Ce qui avait alors fortement inspiré Yves Saint Laurent comme une autre ode de l’orientalisme de Delacroix était loin des envies des jeunes marocains.

Dessins d’YSL que j’ai pu observer au Musée YSL à Paris (source: Pinterest)

Quand des designers internationaux s’inspiraient de cette riche identité, cela semblait fait pour les autres en « Occident ». Et quand des artistes marocains se permettaient des ré-interprétations,  peu arrivaient à percer: le glamour de la marque internationale attirait beaucoup plus.

Encore trop tôt.

L’explosion des réseaux sociaux et surtout d’Instagram:

La photogénie des lieux touristiques, l’esthétisme et la beauté du savoir-faire artisanal  ont été tout d’un coup exposés par des inconnus, repostés par d’autres…Tout d’un coup ma génération et celle d’après se rendent compte de l’infusion d’une culture locale dans la culture mondiale. Que Zara, Mango voir Rihanna (avec sa marque de beauté FENTY Beauty) s’approprient sans vergogne les codes culturels marocains en les nommant: Marrakech holidays ou bohemian style voir moroccan spices.

Tout d’un coup des « personnalités » ou entreprises locales se sont retrouvées propulsées à coup d’ashtag et suivies par des abonnés de différents horizons. Les business d’Instagram et d’Etsy ont mis en avant des e-shop livrant partout dans le monde.

La nouvelle ère de la créativité locale exposée au marché mondial

Vint le temps d’assumer cet héritage (complexe  à différentes origines et strates: berbères, judaïques, européennes, africaines, arabes, voir turques…) et de porter cette ambition à l’international avec différents positionnements (très luxe, premium, accessible) avec une proposition de valeur plus responsable voir d’économie durable.

  • Des It-Girl ou It-Boy à l’ADN créatif fort

Ils infusent la culture néo-marocaine sur les réseaux sociaux. Ils assument un mix and match occidental/ oriental et féminin/ masculin et mettent en avant un univers propre, fort et inimitable.

Sofia El Arabi et sa marque Bakchic: fortement incarnée par son style bohème, son e-shop est souvent en rupture de stock victime de son succès. Son produit phare a été un sweat-shirt minimaliste brodé avec une lettre arabe (ici).

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Source: Instagram @bakchic_thelabel

Amine Bendriouich: De la création couture identifiée par le grand Vogue (ici) (et à retrouver sur Instagram ici), sa ligne vestimentaire est unisexe et dispose déjà codes esthétiques facilement reconnaissables. Etabli à Marrakech, il sait maitriser son compte social et y insuffler sa créativité insolante et forte.

Source Instagram d’Amine Bendriouich (lien ci-dessus)

  • Des concept store responsables

Pour augmenter l’impact et l’écho porté de cette industrie marocaine: différents concept store ont fleuri (en magasin physique ou e-shop). Certains ont choisi de mettre en avant les réalisations des maitres-artisans locaux ayant peu accès à l’international (pour des raisons de maitrise de la langue ou de la technologie)  comme Souk Stroll (site disponible ici). D’autres ont constitué une plateforme et un réseau de designers / Artistes marocains comme Dar D’art – Le Collectif (ici) voir du bassin méditerranéen comme My Souk And The City (lien ici).

  • Des ateliers pour retraite créative

J’ai découvert très récemment (grâce à un brainstorming Instagram!) ce concept me parait particulièrement intéressant. Le Craft Draft propose des ateliers multidisciplinaires d’apprentissage artisanal à Fès, en plein coeur de la Médina. Mettant en avant la valeur de la transmission mais aussi de la promotion de ces arts manuels, vous pouvez accéder aux informations disponibles ici. Longtemps dévalorisés car peu rémunérés (avec un taux de pénibilité assez élevé), l’artisanat marocain a failli disparaître (j’oserai avancer que mêmes certains corps ont fini par disparaître par manque de ressources et de débouchés). Ce patrimoine mérite d’être préservé!

  • Des Designers et Studios amoureux du savoir-faire artisanal

Zyne: Des babouches ou « slippers » de luxe vendus sur le célèbre Net A Porter (disponibles ici) portés par les fashionistas de l’Instagram sphère. Le business model repose autant sur la tendance actuelle du look bohème que sur le savoir-faire des brodeurs et cordonniers locaux.

Des #ZyneGirls pour des slippers/ babouches comme étant les meilleures ambassadrices de la marque et de son story stelling (source site http://www.zyneofficial.com)

LRNCE: ce studio de décoration installé dans la région de Marrakech et mené par la Belge Laurence Leenaert a été présenté il y a quelques mois au Bon Marché à Paris avec un pop up store consacré à son univers et consacré par le New York Time dans un article paru en septembre (ici). Sa ligne de produits va de la vaisselle à des tapis avec un esthétisme reconnaissable et une liberté créative aux couleurs ocres, bleues, écrues (e-shop disponible ici) respectant un artisanat local et une relation collaborative sans vampirisme culturel.

Source site LRNCE (ici)

Marrakshi Life: Cet atelier de production, de tissus et vêtements en coton, met en avant le fait main, la technique, les ressources de qualité et les coupes intemporelles au point d’en devenir luxueuses. Je l’ai découvert grâce à Garance Doré qui a porté une de leurs chemises blanches magnifiques pour combattre la chaleur de Marrakech et qu’elle a remis en avant lors de sa retraite créative à Marrakech. Ici guère de designer mis en avant mais des artisans aux mains d’or. Les valeurs de cet atelier de production sont  de promouvoir et préserver le savoir-faire ancestral du tissage. Le luxe n’est-il pas de le fait main et la qualité comme exigence?

Source: site de Marrakshi Life

Dar Fatyme: Cette artiste propose des oeuvres accessibles entre pop culture et allure bohème. Elle est distribuée par My Souk and The City et illumine le feed Instagram avec ses créations (photo ci-dessous).

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Source : Instagram @dar_fatyme

Je ne peux citer toutes les références dans le détail (à moins que vous le souhaitiez pour une suite d’articles 😜 ), mais voici quelques marques que j’ai identifiées dans cette vague:

  1. Maison Ait Manos (ici)
  2. Rhita Créations (ici)
  3. Art Modeste (ici)
  4. Kasha Bali (ici)
  5. New Tangier (ici)
  6. Moroccan birds (ici)
  7. Chabi Chic (ici)
  8. Moroccan touch (ici)

Une liste non exhaustive, n’hésitez pas à la compléter via vos commentaires!

En conclusion:

Si cette nouvelle audace créative est facilitée par les nouvelles possibilités technologiques (en quelques clics, l’invitation au voyage, au commerce équitable, au savoir-faire deviennent disponibles!), elle gagne aussi en désirabilité avec les effets d’ambassadeurs, d’influencers ou de story content (contenu de la marque et du lien tissé avec ses abonnés). Elle flatte aussi une recherche identitaire longtemps mise à mal ou dévalorisée par la mondialisation, pour enfin assumer cette fameuse ambition de conquérir d’autres marchés comme d’autres cultures ont réussi à le faire auparavant (et sans parler que de couscous et de corne de gazelle!😏). Une génération d’entrepreneurs qu’il revient à chacun de soutenir, non pas par nationalisme ou patriotisme, mais plutôt par désir d’enrichir le savoir-faire manuel par de nouvelles techniques ou styles et en faire une économie durable. Du local mondial !

Même Madonna est d’accord! (source Instagram @Madonna)

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