Mondial AND local (new?) Moroccan Business culture

Mon adolescence fut marquée par l’ouverture du Maroc au monde. Le début des années 2000 était, de ma perception, embarqué par une frénésie d’ouverture des marques fast-fashion. Avant cette arrivée tant attendue, je me souviens des vacances espagnoles où l’exotisme touristique consistait à trouver son bonheur dans les magasins de prêt-à-porter jusqu’alors inaccessibles comme des graals de la mode. Des objets de désir qui mettaient auparavant une à deux saisons avant d’arriver au Maroc, étaient enfin là « à temps » et des prix relativement accessibles.

Une révolution. L’attrait de cet exotisme lointain m’éloigna (et pas que moi) en quelque sorte de cette culture locale déjà en difficulté. L’un des rares secteurs qui en fut épargné fut celui des caftans. Bizarrement et loin des autres pays de la région, le Maroc a réussi à maintenir une forme d’obligation et de sacré autour du caftan pour certaines occasions sociales. Ce qui avait alors fortement inspiré Yves Saint Laurent comme une autre ode de l’orientalisme de Delacroix était loin des envies des jeunes marocains.

Dessins d’YSL que j’ai pu observer au Musée YSL à Paris (source: Pinterest)

Quand des designers internationaux s’inspiraient de cette riche identité, cela semblait fait pour les autres en « Occident ». Et quand des artistes marocains se permettaient des ré-interprétations,  peu arrivaient à percer: le glamour de la marque internationale attirait beaucoup plus.

Encore trop tôt.

L’explosion des réseaux sociaux et surtout d’Instagram:

La photogénie des lieux touristiques, l’esthétisme et la beauté du savoir-faire artisanal  ont été tout d’un coup exposés par des inconnus, repostés par d’autres…Tout d’un coup ma génération et celle d’après se rendent compte de l’infusion d’une culture locale dans la culture mondiale. Que Zara, Mango voir Rihanna (avec sa marque de beauté FENTY Beauty) s’approprient sans vergogne les codes culturels marocains en les nommant: Marrakech holidays ou bohemian style voir moroccan spices.

Tout d’un coup des « personnalités » ou entreprises locales se sont retrouvées propulsées à coup d’ashtag et suivies par des abonnés de différents horizons. Les business d’Instagram et d’Etsy ont mis en avant des e-shop livrant partout dans le monde.

La nouvelle ère de la créativité locale exposée au marché mondial

Vint le temps d’assumer cet héritage (complexe  à différentes origines et strates: berbères, judaïques, européennes, africaines, arabes, voir turques…) et de porter cette ambition à l’international avec différents positionnements (très luxe, premium, accessible) avec une proposition de valeur plus responsable voir d’économie durable.

  • Des It-Girl ou It-Boy à l’ADN créatif fort

Ils infusent la culture néo-marocaine sur les réseaux sociaux. Ils assument un mix and match occidental/ oriental et féminin/ masculin et mettent en avant un univers propre, fort et inimitable.

Sofia El Arabi et sa marque Bakchic: fortement incarnée par son style bohème, son e-shop est souvent en rupture de stock victime de son succès. Son produit phare a été un sweat-shirt minimaliste brodé avec une lettre arabe (ici).

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Source: Instagram @bakchic_thelabel

Amine Bendriouich: De la création couture identifiée par le grand Vogue (ici) (et à retrouver sur Instagram ici), sa ligne vestimentaire est unisexe et dispose déjà codes esthétiques facilement reconnaissables. Etabli à Marrakech, il sait maitriser son compte social et y insuffler sa créativité insolante et forte.

Source Instagram d’Amine Bendriouich (lien ci-dessus)

  • Des concept store responsables

Pour augmenter l’impact et l’écho porté de cette industrie marocaine: différents concept store ont fleuri (en magasin physique ou e-shop). Certains ont choisi de mettre en avant les réalisations des maitres-artisans locaux ayant peu accès à l’international (pour des raisons de maitrise de la langue ou de la technologie)  comme Souk Stroll (site disponible ici). D’autres ont constitué une plateforme et un réseau de designers / Artistes marocains comme Dar D’art – Le Collectif (ici) voir du bassin méditerranéen comme My Souk And The City (lien ici).

  • Des ateliers pour retraite créative

J’ai découvert très récemment (grâce à un brainstorming Instagram!) ce concept me parait particulièrement intéressant. Le Craft Draft propose des ateliers multidisciplinaires d’apprentissage artisanal à Fès, en plein coeur de la Médina. Mettant en avant la valeur de la transmission mais aussi de la promotion de ces arts manuels, vous pouvez accéder aux informations disponibles ici. Longtemps dévalorisés car peu rémunérés (avec un taux de pénibilité assez élevé), l’artisanat marocain a failli disparaître (j’oserai avancer que mêmes certains corps ont fini par disparaître par manque de ressources et de débouchés). Ce patrimoine mérite d’être préservé!

  • Des Designers et Studios amoureux du savoir-faire artisanal

Zyne: Des babouches ou « slippers » de luxe vendus sur le célèbre Net A Porter (disponibles ici) portés par les fashionistas de l’Instagram sphère. Le business model repose autant sur la tendance actuelle du look bohème que sur le savoir-faire des brodeurs et cordonniers locaux.

Des #ZyneGirls pour des slippers/ babouches comme étant les meilleures ambassadrices de la marque et de son story stelling (source site http://www.zyneofficial.com)

LRNCE: ce studio de décoration installé dans la région de Marrakech et mené par la Belge Laurence Leenaert a été présenté il y a quelques mois au Bon Marché à Paris avec un pop up store consacré à son univers et consacré par le New York Time dans un article paru en septembre (ici). Sa ligne de produits va de la vaisselle à des tapis avec un esthétisme reconnaissable et une liberté créative aux couleurs ocres, bleues, écrues (e-shop disponible ici) respectant un artisanat local et une relation collaborative sans vampirisme culturel.

Source site LRNCE (ici)

Marrakshi Life: Cet atelier de production, de tissus et vêtements en coton, met en avant le fait main, la technique, les ressources de qualité et les coupes intemporelles au point d’en devenir luxueuses. Je l’ai découvert grâce à Garance Doré qui a porté une de leurs chemises blanches magnifiques pour combattre la chaleur de Marrakech et qu’elle a remis en avant lors de sa retraite créative à Marrakech. Ici guère de designer mis en avant mais des artisans aux mains d’or. Les valeurs de cet atelier de production sont  de promouvoir et préserver le savoir-faire ancestral du tissage. Le luxe n’est-il pas de le fait main et la qualité comme exigence?

Source: site de Marrakshi Life

Dar Fatyme: Cette artiste propose des oeuvres accessibles entre pop culture et allure bohème. Elle est distribuée par My Souk and The City et illumine le feed Instagram avec ses créations (photo ci-dessous).

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Source : Instagram @dar_fatyme

Je ne peux citer toutes les références dans le détail (à moins que vous le souhaitiez pour une suite d’articles 😜 ), mais voici quelques marques que j’ai identifiées dans cette vague:

  1. Maison Ait Manos (ici)
  2. Rhita Créations (ici)
  3. Art Modeste (ici)
  4. Kasha Bali (ici)
  5. New Tangier (ici)
  6. Moroccan birds (ici)
  7. Chabi Chic (ici)
  8. Moroccan touch (ici)

Une liste non exhaustive, n’hésitez pas à la compléter via vos commentaires!

En conclusion:

Si cette nouvelle audace créative est facilitée par les nouvelles possibilités technologiques (en quelques clics, l’invitation au voyage, au commerce équitable, au savoir-faire deviennent disponibles!), elle gagne aussi en désirabilité avec les effets d’ambassadeurs, d’influencers ou de story content (contenu de la marque et du lien tissé avec ses abonnés). Elle flatte aussi une recherche identitaire longtemps mise à mal ou dévalorisée par la mondialisation, pour enfin assumer cette fameuse ambition de conquérir d’autres marchés comme d’autres cultures ont réussi à le faire auparavant (et sans parler que de couscous et de corne de gazelle!😏). Une génération d’entrepreneurs qu’il revient à chacun de soutenir, non pas par nationalisme ou patriotisme, mais plutôt par désir d’enrichir le savoir-faire manuel par de nouvelles techniques ou styles et en faire une économie durable. Du local mondial !

Même Madonna est d’accord! (source Instagram @Madonna)

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Des lectures d’inspiration pour la rentrée

J’ai toujours recherché dans les livres des réponses à des questions posées, ou des réponses à des questions non encore posées voir mieux des questions auxquelles je m’étais jamais intéressée.

Même si j’ai toujours préféré le style du roman fiction ou quelques biographies (Max Gallo ou Stephan Zweig!), j’ai découvert le genre du développement personnel.

Il y a déjà quelques années, j’avais découvert grâce aux lectures obligatoires  d’Ecole de commerce le livre sur l’intelligence émotionnelle et cela m’avait ouvert à ce genre de livre.

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Mais la révélation fût de découvrir des rayons entiers consacrés à ce genre au sein des librairies américaines.

Ces rayons sont le résultat d’une culture : d’assumer que chaque personne peut (voir doit) se réaliser et que rien n’est de l’ordre de l’inné mais de l’acquis.  Ce qui m’avait le plus frappé était le titre des ouvrages particulièrement accrocheur!

Voici quelques exemples:

  • « You Are a Badass: How to Stop Doubting Your Greatness and Start Living an Awesome Life » de Jen Sincero (disponible ici)
  • « Smarter Faster Better: The Secrets of Being Productive in Life and Business » de Charles Duhigg (disponible ici)
  • « First, Break All The Rules: What the World’s Greatest Managers Do Differently » de Marcus Buckingham (disponible ici)
  • « Eat, pray, love » de Elizabeth Gilbert (disponible ici)

Pour résumer, qu’il s’agisse de gagner plus d’agent, d’être plus performant,  de trouver l’amour, de manger mieux, vivre heureux… peu importe! La proposition de valeur est d’accompagner le lecteur dans sa quête. Une culture particulièrement différente de ce que j’ai connue.

Au Maroc, le développement personnel était très peu abordé par les managers ou par la société. Tout est intériorisé. Soit il est possible de régler le « problème » par la pratique religieuse soit grâce à l’accompagnement (parler de ses problèmes autour d’un thé à la menthe…). Autrement le problème reste nié, caché, enterré.

En France, si ces livres percent petit à petit grâce aux traductions, aux bloggers Lifestyle ou aux Podcasteurs, la honte d’avoir à à les acheter en rayon (déjà beaucoup plus rares) ou à les lire dans le métro reste palpable. Je caricature à peine. La préférence culturelle est de se tourner vers un psychologue ou un psychiatre (pour un burn out ou une dépression…).

J’ai en tout cas décidé de sauter le pas il y a quelques années et de tester ce genre de lecture. Ma curiosité m’a alors poussé à rechercher un peu plus et à les lire en anglais, car le choix est de loin plus large qu’en français!

Mes découvertes les plus marquantes sont (désolée pour les personnes qui ont déjà eu droit à une distribution de livres #sorrynotsorry) :
  1. The Art of War for Women de Chin-Ning Chu (existe aussi en français ici):  de l’influence, de la stratégie, de la gestion des conflits, de la création de sens inspirées de Sun Tsu (oui oui il s’agit bien du maître de l’Art de la Guerre!) à la vie d’une femme (mais qui peut tout à fait s’appliquer aux hommes…) avec des exemples concrets. Ce livre est l’un de mes préférés tous titres confondus, je le considère comme faisant partie des game-changing books. Je m’y suis beaucoup reconnue / identifiée sur la logique et philosophie orientale de gestion des ressources et des conflits et j’ai pu mieux appréhendée certaines de mes faiblesses ou angles morts!
  2. How women rise de Sally Helgesen et Marshall Goldsmith: comment certaines habitudes ou forces peuvent constituer des boulets dans la carrière d’une femme (et pareil un homme peut aussi s’y retrouver!) comme le perfectionnisme, la résilience ou le besoin de reconnaissance sans avoir à s’auto-promouvoir et surtout comment y remédier!
  3. Making ideas happen de Scott Belsky : quel est le secret d’une réussite? l’exécution de l’idée! pour un chef de projet ce livre est tout simplement le graal. Loin des éléments de langage (que je trouve un peu Bullshit) du Lean Start up
  4. How to style your brand de Fiona Humberstone: dans l’ère du story-telling des marques, l’auteur propose une méthode pour trouver celle qui nous est propre avec sincérité et singularité

Ne vous méprenez pas ce ne sont pas ni des lectures féministes ni exclusivement professionnelles ou carriéristes. J’y ai retrouvé quelques ébauches de réponses sur ma façon de travailler, de gérer une équipe, de me mettre en avant, de gérer les relations familiales, de trouver ma place, d’identifier ma valeur ajoutée profonde loin des stéréotypes (sur moi-même) et quel pourrait être ce fameux job rêvé…

Désormais, je parcours ces livres avec un crayon et un carnet de notes à côté pour ne rien oublier. Avec la culture du zapping et des images / vidéos infinies, je veux marquer le temps et ma concentration avec chaque élément marquant de ce genre de lecture. Lire de manière consciente et concentrée ! Je mets en pratique quelques idées piochées d’ici et là. Sans crier Eurêka! j’ai eu aussi quelques déceptions mais cela reste marginal par rapport au bénéfice tiré. J’avoue que je peux facilement succomber à un titre racoleur ou à une couverture punchy, marque de fabrique des livres anglo-saxons et si différente en  des livres en français!

Ma prochaine liste de lecture a été piochée de quelques interviews d’entrepreneurs (Podcast Le Gratin ici) et des suggestions de goodreads.com (ce site suggère des titre à lire à partir de vos lectures favorites).

Je vous en ferai un retour plus approfondi une fois que j’aurais avancé dans la lecture!

Et vous quelles sont vos lectures du moment?

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Tendances de rentrée #2

Après ce premier article sur les tendances de rentée (disponible ici),  je vous propose de faire le point cette fois-ci sur quelques éléments de style à ajouter à votre dressing pour donner le peps mode cette saison! (pour les photos stylés sur Instagram, des likes de folie et surtout juste parce que vous aimez la mode! 🙂 oui le truc qui existait avant Instagram et les #…).
Cette saison me semble faite de réminiscences inconscientes ou pas de la nouvelle working girl 80’s qui devient la girlboss assumée, de la boho girl militante cool 70’s, la post-ado pop 60.
Elle m’évoque un mix d’images vintage :
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De gauche à droite, photos trouvées sur Pinterest: Inès De La Fressange (Défilé Chanel),  Photo mode, France Gall, Affiche de concert Joan Baez et Bob Dylan, Joan Baez en concert à Woodstook

 

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De gauche à droite, de haut en bas, photos trouvées sur Pinterest: affiche publicitaire du parfum Opium, dessin du bijou Coeur d’Yves Saint Laurent, photo mode avec les bijoux Yves Saint Laurent, Ines De La Fressange pour les bijoux Chanel, photo mode de la muse Loulou et affiche publicitaire d’Yves Saint Laurent
Vous voyez où je veux en venir?
Ok ok, je vais essayer d’être plus claire avec des titres plus parlants (ou pas!):

Ceinturez tout! (jeans! pantalons! blazers!)

Une ceinture nouée ou dorée s’accorde parfaitement à la tendance de cette saison des blazers à gogo, d’imprimé léopard et de tailleurs à carreaux. Elle est encore plus facile à porter en début d’automne (avant d’avoir besoin de la couvrir d’un manteau!).
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Source des images : Pinterest
Selon son style, elle peut modifier une allure simple (pull rond beige et pantalon fluide) avec une structure et une texture plus courageuse.
Quelques exemples :

Boots it !

J’ai un peu plus de mal avec cette tendance car l’angle fort concerne le modèle Santiags. Plus difficile à porter tous les jours et avec tout… cela convient plus à jean un peu large (effiloché au niveau de la cheville) ou si vous êtes un profil stylistique plus fort: osez l’association jupe avec des Santiags (image ci-dessous).
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Source (de gauche à droite et de haut en bas): Net à Porter, Gerard Darel, Chaussures Zara, Image Pinterest/Instagram)
Quelques propositions :

 

Hat lover (plutôt que Hat-er, vous voyez le jeu de mot?)

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Source: Pinterest
Le chapeau, cet accessoire utile et stylé par excellence! Il est encore plus pratique quand il s’agit d’un béret ou d’une casquette gavroche! Ces formes de couvre-chef se rangent plus facilement dans un sac ou sur un bureau sans être encombrantes.
Béret ou casquette gavroche pour cette saison donc pour un look facilement stylé pour votre uniforme classique quotidien ou pour accompagner la jupe midi à pois ou le tailleur à carreau (images ci-dessus).
Quelques propositions accessibles ici:

Gold is the new black

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Source: Pinterst, Net à Porter et Zara (boucles d’oreille)
Des bijoux « Statement » pour un look fort et assumé, bien loin du minimalisme ou des puristes qui préfèrent les matières nobles. Du toc et encore du toc!
Si comme moi, vous préférez les looks épurés, vous pouvez y aller en douceur en adoptant une partie spécifique à « bijouter »: poignet ou oreille, cou ou main…
Quelques propositions:
  • Cette broche Uterque qui irait à ravir à un blazer à carreaux tout gris-gris disponible ici (gros coup de coeur)
  • Des boucles brillantes comme il faut Uterque disponibles ici
  • Ces boucles d’oreilles contemporaines Zara disponibles ici
  • Des graphiques aux oreilles Asos design disponibles ici

Communiquez par un teeshirt!

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Source: Pinterst, Net à Porter et Sandro
Pour dérider un imprimé ou pour alléger des boots cowboys, le teeshirt à message twiste le look de cette rentrée.
Il permet aussi une douce transition de l’été vers l’automne accompagné dun fameux blazer.
Quelques propositions:
Sans associer toutes ces tendances sur un seul et même look, imaginons (suite à ces deux articles de tendance de la rentrée) le :
  • Look 1: pantalon jean simple, blouse transparente noire, ceinture à boucle léopard fine, boots cowboy sobre noires un béret couleur fauve
  • Look 2: tailleur pantalon à carreaux, une ceinture marron effet coco (au dessus de la veste), un teeshirt à message romantique (pour adoucir les moeurs des réunions professionnelles), des boucles d’oreille graphiques, des baskets blanches ou des escarpins / boots camel
Et n’oublions pas que la mode passe mais le style reste! :).
Il reste plus qu’à attendre une grisaille et des températures digne de cette saison!

My pregnancy essentials #2

Ma principale source d’inspiration: La chaine Youtube de la Maison des Maternelles (passage le matin sur France 5)
Suite à ce premier article sur mes aventures de grossesse (disponible ici), je démarre mon troisième trimestre pour vous livrer mon feedback sur le deuxième.

Une période (deuxième trimestre) plus agréable effectivement que le premier.

J’avais lu et écouté différents témoignages sur cette différence mais je ne m’attendais pas à un tel écart. Entre les nausées nocturnes (haha oui même pas matinales!), la grosse-grosse-grosse fatigue, les difficultés à digérer, les envies bizarres (je ne prends quasiment jamais de chips ni de frites… sauf durant cette période), ce n’est pas la meilleure partie de l’aventure.

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Source Pinterest
Plus précisément: Points positifs / négatifs de ce premier trimestre
+ L’euphorie de la nouvelle et la hate de pouvoir l’annoncer permet quand même de faire passer les semaines.
– La fatigue était très très difficile à accepter. Surtout que j’ai arrêté mon activité professionnelle à ce moment. Je ne faisais pas vraiment la différence entre une fatigue liée à un creux de cycle (après une période professionnelle intense, je pressentais le besoin de me ressourcer) à une fatigue classique de grossesse.
Pourtant, je culpabilisais d’être autant fatiguée. Ce qui m’a un peu plus déprimée sur ma capacité à gérer mes objectifs initiaux et mes projets.
Les seuls moments où j’arrivais à générer suffisamment d’énergie étaient pour m’équiper, me documenter ou préparer les premières affaires du bébé. Je me suis accordée du temps, étant donné que c’était aussi le moment d’un déménagement France->USA, essayant d’accepter plus ou moins bien ce creux de la vague.
L’annonce du deuxième trimestre:
Une fois que les premières analyses se sont bien déroulées, nous avons soufflé un bon coup et annoncé à notre entourage la bonne nouvelle. Tout le monde y est allé alors de son conseil, tout le monde dispose d’une expertise « avérée » qu’il souhaite partager ou de secrets familiaux à respecter.
Les suggestions de prénoms commencent à tomber sans l’avoir demandé…
L’apparition indiscrète de ce ventre rond fait de cet événement quelque chose de publique. Ma phobie est que quelqu’un s’autorise à le toucher.
L’espace intime se réduit comme si ce corps n’était plus à soi mais aux autres, comme si ma connaissance même de mes besoins ne suffisait pas…
Les moments les plus dingues sont liés à cette conscience du mouvement: le foetus ou « bébé » bouge!
Savoir que son corps change est différent de prendre conscience d’avoir une partie de son corps qu’on ne maitrise pas et qui n’est pas à soi (déjà!) puisqu’ayant sa propre volonté.
Autre point positif: Mon retour d’énergie est sensible! J’arrive à éviter les siestes intempestives et à mener une activité physique et intellectuelle (la preuve, j’ai repris le blog! :)).
Version 2
Source Pinterest

 

Je commence à préparer la logistique. Pinterest est réellement le meilleur allié pour ça. Il y a une mine de liste, de photos…de quoi inspirer de manière visuelle sans se perdre.
Comme ici ou là (source: Pinterest):
Une checklist classique disponible sur Pinterest à adapter selon ses propres besoins mais pratique pour s’y retrouver
Un exemple de guide (Source Pinterest) permettant de se préparer sur le rythme des premiers mois, sachant que chaque bébé dispose du sien et qu’il ne faut surtout pas paniquer s’il ne le respecte pas!
Se poser quelques bonnes questions et essayer de trouver (ou pas) les réponses :
  • Comprendre la terminologie et l’objet de chaque produit: 
    • Que veut dire liniment, nacelle, Cosy ou siège auto?
      • J’avoue que Google et Enfant.com sont pratiques pour ça… je me sentais complètement perdue face à ces termes « techniques »
  • Faire le tri entre les « vrais essentiels » et les effets de mode:
    • Faut-il encore utiliser le talc? Apparemment non plus maintenant…
    • Quels sont produits de toilette vraiment nécessaires? (lingettes pour certains, coton bio et eau pour d’autres…)
    • La caméra babyphone serre-t-elle à quelque chose dans un appartement? mmmmm…
    • Faut-il encore stériliser les biberons ? (les dernières recommandations précisent que non, il suffit de nettoyer à l’eau et au savon :))
    • Petites ou grandes langes? en coton bio ou pas?
    • Choisir le portage du bébé ou pas du tout? (le retour de traditions comme l’emmaillotage ou le portage est  dû à quelques études sur leurs bénéfiques et à quelques marques « bobo » à la mode qui ont fait le buzz)
  • Choisir les marques de confiance (quels sont les produits chimiques nocifs, quels sont les produits bio à privilégier? quel est le niveau de sécurité pour le bébé…):
    • Je trouve que c’est sain de pouvoir se poser ces questions dans une société fortement industrialisée, en tout cas de pouvoir optimiser la qualité de la décision prise (en connaissance de cause), par exemple: quel est type de couche utiliser? est ce que ce modèle de siège auto est suffisamment sécurisé?

Je suis plus que consciente que ce marché est fait pour profiter des hormones tout à fait capricieux des parents en recherche d’une manière de se rassurer: « je suis bien équipé(e) donc je suis prêt ».

 
Je n’apporterai pas encore mes réponses ici car elles sont liées à des critères que je juge tout à fait subjectifs. Ces choix sont liés au mode de vie, budget, valeurs de chacun. Nul besoin d’imiter, comparer ou juger. 
Il semble plus sain de trouver sa propre voix tout en assumant alors les éventuelles erreurs (car il y a nécessairement une asymétrie d’information: je n’aurais d’aucune manière une information parfaite à ma disposition).
D’où le fait d’insister sur certains effets de mode. Si aujourd’hui on nous présente le coton bio comme le graal, demain qui sait ce qu’il en sera?
Cette pression pour être des parents parfaits ne sert à personne. Quoiqu’il en soit il s’agit d’un projet de vie fait de prise de risque et de saut vers l’inconnu. Il ne sert à rien de vouloir tout contrôler! Et honnêtement, je pense que c’est bien la partie la plus difficile de l’aventure: lâcher prise !

Ce contrôle incessant concerne aussi ce corps féminin vu comme une série de risque à maitriser mais je préfère développer ce point lors du prochain article sur ce fameux troisième trimestre!

Petit spoiler sur ce troisième trimestre:
Préparation du plan de naissance ou birth plan, trousse(s) pour la maternité, questions sur l’allaitement, chambre de bébé et yoga prénatal!

En attendant, pour résumer mes essentiels de grossesse du deuxième trimestre, voici mon feedback:

  • Prendre le temps de profiter du regain d’énergie en pratiquant une activité physique et intellectuelle régulière
  • Essayer d’être disciplinée en matière d’hydratation et de protection: prévenir les vergetures et les tâches de grossesse
  • Être zen et hocher de la tête face à tous les conseils, questions ou injonctions intempestifs
  • Profiter pour communiquer au foetus de la bonne humeur, de la musique, de la parole et du toucher
  • Se documenter et trier ces informations selon ses propres valeurs et mode de vie: le marché doit s’adapter à mes besoins non pas le contraire (tout en respectant les recommandations générales de l’OMS)
  • Lacher prise 🙂

Tendances de rentrée 2018 #1

Le Rose est le nouveau noir selon Céline Dion, est-ce vrai? (cf. Instagram @Celinedion )
Quoiqu’il en soit, ce look est dingue!
Si vous vous sentez une âme Celine, un blazer rose satiné disponible ici

 

Cela fait un moment que cette idée d’article me trotte dans la tête.
Je vais donc me lancer en vous laissant le soin de me dire si cela vous intéresse ou pas (stop ou encore?).
Même si je m’étais promis d’utiliser le mot « rentrée » qu’en septembre (connaissant particulièrement ce que cela peut évoquer mentalement: grisaille, métro, PC, café, rush, 10000 emails à rattraper, réunions infinies…), je me suis dit qu’un article sur les « tendances de style » de cette rentrée pourraient nous remonter le moral (on fait avec ce qu’on a).
La feuille d’impôt étant passée par là (pour ceux qui résident en France…) et le budget vacances aussi, l’objectif de cet article n’est pas de nous faire courir vers les magasins mais plutôt pointer du doigt les quelques pièces fortes que vous avez déjà dans votre placard (oui oui j’en suis sûre) et de les remixer pour donner un look digne des IT girls-influenceuses-parisiennes-californiennes-cools-du moment-sans ressembler à tout le monde. Gros défi, non?
Après avoir analysé des pages et des pages de collections Automne-Hiver 2018 et scruter les signaux faibles des défilés, je vous livre donc mes conclusions tout à fait subjectives et pas du tout inscrites dans le marbre:

 

  • Des conclusions subjectives car j’ai fait le tri selon mon propre flair et mon goût du style. Exemple: je suis navrée d’avoir eu à éliminer les grosses baskets Balenciaga car à part un post Instagram je vois mal en quoi cela peut être vraiment porté dans la vie de tous les jours (cela reste mon humble avis, à vous d’en faire le vôtre!)
  • Des conclusions pas inscrites dans le marbre: certains signaux faibles peuvent mettre du temps à s’installer : donc ne m’en veuillez pas si je complète cet article un peu plus tard par un autre dans quelques semaines 🙂

De la texture:

Le velours en veste, en pantalon, voir les deux en même temps! La version jupe style années 70 est assez présente aussi. A vous de choisir ce qui vous correspond le plus:
  • Le tailleur en velours pour un look pointu en soirée ou au travail
Instagram @andotherstories

 

Instagram @Sessun
  • Le pantalon avec une blouse transparente pour un jeu de texture
  • La jupe avec un pull col monté sobre (simple et efficace!)
    • N.B: le pull col monté est aussi ZE PRODUIT de cette rentrée, à avoir en noir, blanc, ou marine pour aller avec tout (les autres tendances étant très fortes cela permet de contrecarrer ces originalités)…
Jupes And Other Stories à gauche par là et à droite ici

De l’imprimé:

Libérez vos envies de looks British / 80’s : Carreaux et Léopard (mais pas ensemble!!!)
Instagram @Sorayabakhtiar 
Le choix dépend toujours de votre style propre: un look soft (exemple ci-dessous) ou coloré / assumé avec un imprimé Léopard (exemple ci-dessus).
Instagram @Lauralbouy
Un blaze à carreau pour changer du blazer bleu marine/ noir classique: modèles Zara ici, ou , ou encore cette version colorée ici.

Contrairement à ce que j’ai écrit plus haut, il est aussi possible de mixer carreau et Léopard: reste à l’assumer (vraiment!) –> Ensemble issu de la collection Topshop ici

De l’allure:

La silhouette de cette saison est un mix 70’s/80’s/90’s très particulier. Les codes féminins sont touchés par le vestiaire masculin (sans être une nouveauté) mais le retour du tailleur pantalon est un vrai come-back! surtout quand il est fait en velours ou avec un imprimé à carreau. Des choix audacieux qui demandent peut-être une période de transition…Mon conseil est d’avoir toujours sous la main un tee-shirt, un sweat à message, ou une chemise blanche (style victorien si possible) pour « assagir » la jupe léopard, le tailleur en velours ou le blazer à carreaux jaune.
Amusez vous avec ces pièces pour ne ressembler qu’à vous même car au final c’est le plus important!
Pour compléter cet article, je prévois deux autres parties: une consacrée à la couleur (palette de cette saison) et une autre consacrée aux accessoires/ chaussures… à suivre !

L’été… le meilleure ennemi de la peau!

L’été avec tous ses avantages incontestables me semble être quand même une catastrophe pour notre peau.
La discipline de soin est peut être moins de mise : qui respecte de mettre de l’écran solaire toutes les deux heures? de poser le masque hydratant en semaine? (qui arrive déjà à tout prendre dans sa trousse de toilette!!!…)

Mais après la parenthèse enchantée des diners tardifs en terrasse, des plongeons insouciants dans la mer cristalline (haha les effets du sel sur les cheveux…), les chateaux éphémères avec les nièces et cousins… il est temps de voir la réalité en face. La peau craquelée et les cheveux en friche (je ne préciserai pas les 1, 2 ou 3 kg de trop de glaces et crêpes au chocolat !) sont bien là et risquent de ruiner la reprise éclatante devant les collègues.

Ou mieux, faire durer ce bronzage et ces cheveux au vent encore quelques semaines (avec un peu d’espoir jusqu’au début de l’automne…).

La routine à adopter est plutôt simple: Gommer (1-2 fois par semaine) & Hydrater (chaque jour)

Je reste assez attachée à l’utilisation du savon noir (avec des associations de parfums différentes à chaque fois) pour le corps. Ca reste le plus efficace pour retirer les peaux mortes selon moi avec un gant de crin.
Les jours de paresse (car oui un gommage au gant de crin peut être fatigant haha!), j’utilise le gommage Caudalie (image à droite).

Pour hydrater je me suis tournée vers ce Kiehls Baume de corps (disponible ici) et il sent vraiment bon!. Simplement utilisé sous la douche, cela m’évite la sensation huileuse et collante sur les jambes.

Pour le visage, j’utilise le Sugar Face Polish de Fresh (ici). Le résultat est une peau adoucie et éclatante. Pour le tester une première fois, j’ai pris le petit format chez Sephora. Je vais devoir en reprendre car déjà fini!

Pour les jours de coups de soleil intenses, j’ai besoin de plus d’hydratation pour éviter de peler comme une tomate (même avec une peau mate!). Le baume réparateur de Sisley est incroyable pour ça (produit assez cher mais qui en vaut le coup! ici). Il me sauve aussi avec les déséquilibres de ma peau durant la grossesse. 

Les cheveux ne peuvent être laissés de côté durant ces soins (surtout quand il y a une coloration)! Pour ce, la référence reste pour moi Leonor Greyl. Leur Huile est un peu un miracle pour les jours de plage (car oui il faut protéger les cheveux des UV aussi!) et aussi pour en faire un bain avant le shampoing.

Son odeur m’évoque invariablement l’été mais peut être utilisé bien après en soin!

Et vous quels sont vos secrets de beauté pour la reprise?Si vous le souhaitez compléter la lecture, j’avais déjà publié un article sur mes aventures de soin ici :).