Back to school => back to shopping?

Chaque retour de vacance annonce le déchirement de ranger les affaires d’été. Il annonce aussi le tri nécessaire pour la rentrée.
Personnellement, je décale ce moment jusqu’à la limite de la météo. Malheureusement Paris ne permet pas de flexibilité météorologique. Depuis mon retour le 17 août il fait froid, froid et froid.
J’ai repoussé en vain la sortie de l’écharpe et du trench-coat.
Cette dernière semaine passée a vu la barre des 10°C franchie. Il n’est guère possible de se cacher derrière son petit doigt.
L’été est fini.
L’automne a commencé.
Une année est passée depuis la dernière saison.
Nous avons évolué dans nos carrières, nos humeurs, nos vies personnelles…
Un peu de renouveau pour affronter la pluie, le vent et la grisâtre semble être pertinent.
Quelques pistes pour bien organiser ce renouveau:
  • Triez vos habits, chaussures et accessoires par préférence et par catégorie (tops, chemises, vestes, manteaux, pantalons, jupes, écharpes, bijoux)
  • Définissez votre style de la saison (en dehors de la tendance)
    1. Masculin?
    2. Urbain sport?
    3. Rock?
    4. Boho?
    5. Classique?
    6. Girly
  • Priorisez vos envies d’achat :
    1. Ce dont vous avez absolument besoin (la robe noire usée jusqu’à la trame que vous ne pouvez plus reprendre, les bottes/ derbies plates confortables, le manteau classique qui va avec tout mais dont la couleur s’est vraiment affadie)
    2. Ce qui vous permettrait d’ajouter du peps à vos looks de la saison sans tout changer
    3. Ce qui vous ferait plaisir mais qui ne durerait qu’une saison
  • Étalez vos achats
    1. Vous n’avez pas besoin d’un manteau 100% laine dès septembre, attendez décembre pour bien choisir (vous aurez plus de choix, et les ventes privées sont lancées juste après Noel)
    2. Ajoutez quelques nouveaux accessoires et testez les looks qui vous conviennent
  • Choisissez/ Investissez les modèles classiques que vous n’aurez pas à renouveler à chaque rentrée
Définissez votre inspiration de la saison en cohérence avec votre style: N’achetez que ce qui vous semble confortable (même en talon). Évitez les achats gaspillés (jamais portés) !!
Personnellement, j’ai arrêté de lire les articles sur les « tendances de la rentrée » ou « le rouge est le nouveau noir » ou encore « les IT-shoes à acheter absolument ».
Je me focalise sur ce pour quoi je m’habille:
  • Mes activités professionnelles
  • Mes sorties du week-end
Sur ces deux points, mes envies sont simples. Je les partage avec vous à titre indicatif, sans aucune prétention stylistique de ma part!
Pour mes activités professionnelles, je choisis le style efficace:
  • Les blouses « ruffle » chez Other Stories (pour moins de 100e)

 

  • Le manteau gris chiné de Zara (moins de 100e):
Image 2 de MANTEAU AVEC ÉPAULETTES de Zara

 

  • Le manteau à carreau stylé de Zara (moins de 100e):
Image 2 de MANTEAU EN LAINE À CARREAUX de Zara
Pour mes sorties du week-end, je préfère le confort:
  • Des pulls tout doux (Sézane, nouvelle collection qui sort le 17 septembre)

 

 

  • Le Jean effet cuir (à porter avec un beau pull tout doux) de Zara (moins de 40e)
Image 1 de PANTALON TAILLE NORMALE EFFET CUIR de Zara
  • Ou encore le Mom Jean (Sézane, 95e)
Astuce: mélanger les deux types d’activité:
  • Une jupe midi avec les sneakers blanches le week end
  • Le gros pull avec la touche bijoux et les talons associés pour faire doudou lors d’une semaine professionnelle ardue
  • Le Jean au boulot avec un blazer bien coupé et un chemisier blanc
  • Less accessoires et surtout les perles, tendance forte de cette saison

Et surtout: Du rouge à lèvre mat qui donne un rendu chic (même au Jean Mom)!!

Prenez le temps de bien choisir vos pièces phares qui seront votre signature de la saison.
Ecrivez moi si cela vous a été utile! et bon shopping!

Boho trend, a moroccan way of life

Depuis plusieurs mois (voir une bonne année), la tendance éthnico-berbero-maraicano-merrakchi-chamali-et que sais-je est forte.

Des tapis berbères sur les parquets parisiens (et des lanternes de Marrakech à New York!):

source: Fragment Paris

De la céramique marocaine revisitée chez Sézane.com:
SALADIER MM MOTIF AFRICAIN TERRE CUITE DE FES
Source: eShop Chabi Chic

Jusqu’à l’incroyable retraite artistique proposée par Garance Doré (de l’Atelier Doré) à Marrakech / Riad Elfenn!
Ici =>>>>

Source: Riad Elfenn

Ce canapé jaune ci-dessus est devenu même célèbre sur Instagram. Un mélange de contemporain, d’exotisme avec le mur sculpté et de couleur marquante, le secret pour faire une photo « parfaite » (parfaitement likée) sur ce réseau social particulier.

Voici donc que Marrakech, Chefchaouen, Fès et les Kasbah devenues photogéniques.
Une identité stylistique forte qui est reconnaissable et qui finalement par petites touches donne du caractère à un salon Ikea ou BoConcept.

Comment?

  1. Un tapis en laine couleur crème de préférence avec quelques motifs graphiques
    • Une couleur plus intense serait un choix audacieux mais qui peut s’accorder avec des couleurs neutres (gris, taupe, beige) en manque de chaleur!
  2.  Un plateau artisanal en métal/ cuivre à poser sur la table basse (Zara Home a flairé aussi le filon =>>> ici)
  3. Quelques tasses ou bols pour voyager durant ses repas (Chabi Chic est LA référence)
  4. Des coussins confortables de quoi donner envie de siroter du thé (à la menthe si vous préférez)
Le tout est de trouver l’équilibre pour ne pas faire votre décoration intérieure une caverne d’Ali Baba (sauf si vous aimez vraiment ça ;)).
Ce qui est étonnant c’est d’associer cet esprit Bohême et modeste avec les goûts très grandiloquents de la culture marocaine (avez vous déjà assisté à un mariage marocain? rien n’est simple! tout est diamant, buffet à volonté, or et broderie!).
Boho Style donc. Renforcé par les efforts éditoriaux des voyageurs / bloggeur/ instagramer.
La cohérence culturelle est ailleurs. J’y pense en écrivant cet article.
Cet esprit Bohême se trouve au Maroc dans la façon de vivre: en prenant le temps, en profitant du soleil, en étant entouré de sa famille. Un art de vivre tellement ancré que ce n’est qu’en allant loin que je me rends compte de sa valeur.
Pour ma part, je préfère cet esprit plutôt que le Bling Bling (en mode mille et une nuits des sultans d’autrefois).
Des artistes marocains aussi arrivent à trouver leur inspiration avec ces différents courants et délivrent une vision nouvelle des paysages marocains.
Une réconciliation culturelle donc intérieure grâce à des effets finalement positifs de la mondialisation.
Une source d’inspiration aussi pour moi. Je vous en dirai un peu plus plus tard (un petit indice ci-dessous ;)).

Cultural gap #2



Kyoto en quelques jours…

 


















































Cette ville apparaît comme hors du temps, hors repère, dans un univers parallèle.

Je ne me suis jamais sentie aussi dépaysée.
Le Pavillon d’Or, le Pavillon d’Argent, le chemin des philosophes, le quartier de Gion…


Tout y est étudié au millimètre, une précision, une rigueur et une discipline de position et de mouvement. 
Cette impression, que chaque chose occupe sa « bonne place », m’a donné envie de faire la même chose dans ma vie, dans ma maison, dans mon travail.
Imprégner mon style de vie de cette sérénité et réussir ne garder que l’essentiel.

 
 
 
 
 
 
Moi qui avais du mal à retenir mes pensées, devant ces paysages, je n’avais qu’une seule envie: méditer.
 
 
 
 
 
 
Cette ville m’a poussé à poser les conseils de visite. Y flâner tout simplement. 
Des temples à tous les coins de rue, des jardins japonais, de la cuisine japonaise (plus ou moins accessible) et même de la porcelaine japonaise à chiner.
 
 



Même les billets pour accéder aux temples paraissent poétiques…

 
Je ne peux pas dire que j’en ai vu assez. J’aurais voulu passer au moins 2 semaines de plus.
C’est un bijou ne s’apprivoise pas facilement.
La difficulté de la langue n’est pas moindre mais le dépaysement est garanti.
 
Je souhaite pérenniser cette sérénité.
J’y étais durant le mois de mai, je n’ai guère pu installer durablement cet état d’esprit.
 
Le travail sur soi prend du temps. Mon chemin est long mais le résultat en vaut la peine.
 
C’est grâce à ce voyage que je me suis rendue compte de la limite du burn out à laquelle j’étais.
Prendre du recul. Souffler. Observer. Méditer. Savourer le bruit des feuilles. Sentir l’odeur des fleurs. Ne pas regarder l’heure. Ne pas être connectée. Ne pas parler.
Absorber le silence.
 
Un luxe difficile à avoir dans la vie de tous les jours dans une grande métropole européenne.
 


Le chemin des philosophes m’a renoué aussi avec un aspect de ma vie que j’avais du mal à maintenir.
Marcher simplement. Et dans un lieu pareil (photo ci-dessus), cette activité en est que plus agréable et plus détendue.

Toutes les photos sont de moi! Dites moi ce que vous en pensez!

Le séjour japonais arrive à son terme. Je retiens que même en une semaine, je suis capable de profiter à 1000% (je n’ai pas beaucoup dormi…). 
Que l’intensité et la qualité priment souvent à la quantité.





Sortir de l’engrenage

Je ne suis pas d’un naturel calme.
Mes collègues me décrivent plutôt d’un caractère dynamique.
Ce qui est utile quand je me concentre sur des travaux de courte durée. Ce qui était plutôt la nature de mon travail pendant plusieurs années.
Depuis plus d’un an, je travaille sur un projet depuis sa phase de cadrage, d’étude jusqu’à son déploiement.
La nouveauté? La durée. Le temps. Le cycle.
Mon rythme de consultante changea de tout au tout. Tout d’un coup, le fait de s’implanter dans la réalité du terrain d’une entreprise sur une vision très opérationnelle, avec des dynamiques de groupes et la gestion des pouvoirs politiques, fut une expérience complètement différente.
L’apprentissage de rythme de travail m’a pris du temps (je reviendrai dessus lors d’un prochain article).
Je n’ai pas compris que j’ai été à la limite du burn out pendant des mois.
Je précise à la limite car je n’ai (heureusement) pas eu besoin d’avoir recours à un arrêt.
Toutefois, j’ai été à cran jusqu’à intégrer les règles suivantes, petit à petit, durant plusieurs semaines.
Le plus dur est (au présent car c’est toujours d’actualité) :
  1. De prendre du recul tout en s’investissant
  2. Ne pas en faire une affaire personnelle même quand je suis profondément engagée dans la réalisation des objectifs du projet
  3. Me préserver dans la durée (éviter de travailler le soir après 20h en semaine et les week-end)
  4. Responsabiliser les autres intervenants / interlocuteurs
  5. Déléguer les sujets qui ne sont pas dans le coeur de mon activité (se poser toujours la question: où puis-je apporter le plus de valeur ajoutée?
  6. Livrer la qualité attendue par le client (interne ou externe) selon le prix payé par ce même client ni plus ni moins (faire de la surqualité à bas coût est contre-intuitif)
  7. Garder un défouloir ou une activité consommatrice d’énergie: sport, jeu de stratégie, shopping (haha),… bref tout moyen pour se déconnecter réellement et se vider l’esprit et de détourner l’attention
  8. Eviter de s’enfermer dans un rôle et prendre le temps de questionner ses réactions et d’écouter les perceptions d’autrui

 

Ce processus prend du temps.
Ce n’est pas fini. Mais je persiste et je suis patiente.
Ma reprise après une période de vacances suscitent malgré tout un noeud au ventre en pensant à tous les emails en attente de tri et de traitement.
Mon apaisement a réellement pris le chemin nécessaire quand j’ai été au Japon.
Les jardins Zen, le calme, l’équilibre et la paix qui régnaient à Kyoto ont été de vrais baumes.
J’ai pris conscience du ridicule de la situation et que je ne sauvais pas des vies pour être autant en tension. Simplement en méditant devant les jardins japonais.
Ma prise de conscience m’a libéré petit à petit des cauchemars (sérieux?) et de l’angoisse lancinante.
Elle m’a ouvert les yeux sur la possibilité, qu’un jour, j’arrive à cet équilibre et ce calme intérieurs, avec quelques règles simples à appliquer ou à adapter selon son caractère :
  1. Sans râler tout le temps (métro, météo pourrie, touristes qui marchent lentement…)
  2. Sans courir partout
  3. Prendre un moment de marcher durant la journée et se délier le corps plutôt qu’être sédentaire
  4. Être positive et voir toujours le bon côté des choses
  5. Profiter et savourer même les plus petites réalisations ou achievments
  6. Ne pas se reprocher ni se justifier des échecs mais les analyser et apprendre pour faire mieux

 

C’est une discipline, pas si facile à se l’appliquer tous les jours avec tous les petits tracas.
Toutefois, comme justement décrits, si le métro tarde ou qu’il pleut, cela reste QUE de petits tracas.
Quand je pense à tout ce que l’Homme peut réaliser, cela remet les choses en perspective.
Dans le cadre de mes nouvelles résolutions, tout en y croyant dur comme fer, je reste humble et je sais que de temps en temps la facilité du taper du point, de m’énerver, ou de râler me rattrapera.
Petite astuce: 
J’apprends à compter jusqu’à 10 avant de parler/ d’envoyer un email ou de mener une quelconque action: Prendre le temps de réfléchir, peser le pour et le contre et évaluer si cela vaut vraiment le coup de se battre.

Je vous laisse méditer sur les expressions paisibles et l’harmonie (la méditation marche aussi!).

Photos by me 
 

 

Back to business

Je suis une piètre bloggeuse.
Voilà c’est écrit (plutôt que dit!).
J’ai eu besoin de plusieurs jours de réflexion pour reprendre l’écriture.
Non pas que j’avais oublié l’existence de mon blog (la preuve j’ai continué à alimenter assidûment mon compte Instagram => si vous souhaitez y jeter un coup d’oeil vous avez l’onglet accessible à droite).
Mais la trajectoire professionnelle et personnelle a connu quelques impératifs consommateurs de temps. Cela n’est pas une excuse évidemment.
Donc je reviens avec quelques nouvelles idées et inspirations.
N’hésitez pas à me dire ce que vous souhaitez partager.
D’ici là un petit teasing sur l’un de mes thèmes à venir: les voyages.
Une photo atypique d’un cerisier en fin de floraison, avez vous deviné où était-ce? 😉
La lumière printanière était magnifique !