Matcha Morning: Who am I? What am I writing about?

[Pour recevoir directement cet édito, tu peux t’y abonner ici . Cette newsletter est envoyée chaque lundi matin et publiée peu après sur le blog.]

Grâce à certaines d’entre vous qui m’ont relayée très gentiment ces dernières semaines et que je remercie, de nouvelles personnes accèdent à ce contenu.
Je me suis creusée la tête sur quoi écrire, m’interrogeant sur l’essence de mon contenu (car je suis d’une nature tactique (voir stratégique): je souhaite fidéliser chacune d’entre vous: si je le fais c’est pour être lue 🙂  😁).
Je choisis un média qui a une forme peu à la mode et fatiguant: la newsletter que beaucoup de marques utilisent pour vendre. Sache que je vends rien (aujourd’hui et si je le fais je te préviendrai!).

Qu’attends-tu trouver ou découvrir en me lisant?
Voici une introduction à qui je suis, ce que j’écris et pourquoi ici 👈🏼.
Dans une vie d’avant de consultante business ou de manager de projets, j’ai été happée par une cadence métro boulot dodo qui ne me suffisait pas. 
Une question existentielle mais Ô  quand bien répétée, est ce original ?
Mais une quête toujours en cours : deux ans plus tard, une expatriation, un congé de maternité long, un éloignement, des projets business, des déceptions,…(blablabla je m’autofatigue quand je parle de moi😁), je continue ce chemin de découvertes (Progress Journey). 
J’ai eu un moment Eurêka quelque part entre Mai et Juin 2019. Que mon blog ne me suffisait pas, que ce n’était pas régulier (assez), ni assez clair.
J’ai commencé alors à écrire avec un bébé sur un tapis d’éveil à côté.
A faire sortir des histoires de ma tête, celles qui me concernaient mais que je pensais concerner d’autres aussi (oui on se tutoie ici 😉) et j’ai jeté cette bouteille à la mer.
Certes, je l’ai utilisé comme catharsis mais pas seulement.
Je suis authentique dans chaque histoire écrite, parce qu’elles me sont arrivées ou que j’ai observées.
J’ai dû trouver le moyen de les transcender dans mon quotidien, pour ne pas subir et en sortir quelque chose de durable.
C’est ce que je souhaite partager ici: du primordial (le mental par une amatrice loin d’être une professionnelle) du nécessaire (mes coups de coeur soin de peau, mes distractions média 👩🏻‍💻 et mes routines), au futile (en tendance mode pas en tant que spécialiste haha mais juste en tant que consommatrice lambda, au maquillage),  .
Du temps pour soi, pour toi, chaque lundi matin.
J’ai appris à vivre avec cette introspection et je souhaite partager quelques enseignements car nous sommes tous facilement embarqués par notre quotidien.
Encore plus aujourd’hui en période de confinement: entre angoisse, frustration, fatigue, dispute, ennui… pour ceux qui ont le confort d’être confiné (car c’est un luxe).
Et plus que jamais, je souhaite te convaincre toi en lisant ce texte: que la vie est courte.

Ici, tu trouveras des histoires vraies, authentiques et non sponsorisées
Parce que déjà qui me paierait pour écrire de telles bêtises!?
Ensuite, je partage des coups de coeur en lien avec cette ligne.
Des podcasts, des livres, des séries ou des chaines Youtube.
Même en ce temps de confinement, qui ne se laisse pas embarquer sur du temps social, familial, professionnel…?

Qui ne se laisse pas happée par Instagram, Netflix et Amazon pour ne pas affronter la réalité, parler à sa famille, ou préparer son projet qu’il repousse de longue date?
Et en même temps, pour avoir été celle qui culpabilisait de ne pas être productive(comme la société l’entendait), avons nous besoin de remplir toutes ces minutes de manière intense?
Une amie a posté une bataille de fourmi sur une mie de pain.
J’essaie de montrer cela à mon fils durant nos sorties , car « courtes et à proximité »:  à compter les pigeons, les corbeaux et les fourmis et de prendre son temps à le faire (heureusement je ne pas encore eu la joie de croiser des rats parisiens).
Oh mais je ne fais pas d’ode à la paresse (je serai hypocrite), non juste une ode à l’observation.
Observer ses sentiments, ses amis et sa famille (même de loin).
Non pas de manière passive, mais présente.
Comme pour enregistrer; si j’ai de la chance, les quelques mots de cette newsletter de temps en temps.
Une ode au présent donc.

Et si le confinement, nous apprenait à arrêter de survoler les moments?
Être présent à l’instant plutôt que de céder aux multitâches à la mode du nouveau monde.
De scroller de manière infinie le fil de Netflix plutôt que de regarder un film.
D’échanger sur Instagram avec tes personnes préférées plutôt que d’en suivre plusieurs sans « en connaitre » (c’est à dire oser échanger) ?
Pour profiter de nos moments de sortie (quand nous le pourrons…) des terrasses, des cinémas, des théâtres, des cafés, des parcs, de serrer nos proches dans nos bras : sans avoir à en prendre de photo, juste y être.
Nous avons de la chance de nous poser des questions, d’autres n’ont ni le temps, ni l’envie, ni l’énergie de le faire.
Saisissons la!

(Et toi ? Comment vas tu ? Envoie moi de tes nouvelles via cette newsletter, j’aurais plaisir à te lire!)

Je te souhaite beaucoup de courage pour les prochains jours: rappelons-nous « qu’à chaque jour suffit sa peine ».
Keep calm and stay safe 🙏🏼!

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Si tu les as ratées, oubliées ou que tu les adores 😬, les archives de la Newsletter sont accessibles ici 👈🏼.

  • Ce que je veux regarder : sur NetflixElite (oui après tout le monde, mais sache que je n’ai pas regardé Casa Del Papel non plus), Love Wedding Repeat et la nouvelle chaine de Yoga sur Youtube de Mimi 
  • Ce que je veux lire: je cherche une nouvelle lecture (je viens de finir « if i never met you » et c’était drôle, fort et mignon donc je veux rester dans cette humeur!
  • Ce que j’ai regardé : The Big Bang Theory (AGAIN) c’est comme Friends et cela a évité nombre de disputes avec mon mari 🤣🤣🤣🤣🤣

Vous pouvez me retrouver par email , sur mon blog ici et sur mon Instagram par là.
A très vite!
B.

My 8 weeks postpartum diary

Êtes vous jeune ou futur parent?

Aux jeunes femmes enceintes qui ne savent pas à quoi s’attendre ou à celles qui n’ont pas encore pu partager leur expérience. Aux papas qui ne se sentent un peu perdus devant les boules d’hormones que représentent leur compagnes… cet article est pour vous!

J’ai partagé il y a quelques semaines déjà le jalon des 6 semaines (lien par ici👈 ). Même si cela représente un risque pour ma zone de confort (aujourd’hui défini par une paire de leggings et un coussin d’allaitement…), je choisis d’en sortir un peu aujourd’hui et de partager honnêtement avec vous ces changements.

Le creux de la vague:

Le début de « l’après 6 semaines » a été marqué de mon côté par une baisse du moral de manière drastique. La fatigue accumulée, le manque de sommeil abyssale, l’enfermement (saison d’hiver + bébé allaité= difficulté à sortir tous les jours…), la stagnation de la perte de poids postpartum (la grosse perte de poids impressionnante et d’une certaine manière rassurante finit par se stabiliser), la difficulté de se sentir énergique (la fonte de la masse musculaire ajoutée à la fatigue générale ne permettent pas de sentir le tonus habituel) autant de facteurs qui ont eu des impacts sur mon morale.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai pu prendre du recul sur cette nouvelle étape (les réveils nocturnes permettent une forme de méditation et une réflexion intérieure plus difficile dans l’ouragan quotidien). J’ai défini un mini plan d’action pour remonter la pente petit à petit.

Action plan to get (baby) shit done

Désolée pour ce jeu de mot peu subtile, mais c’était trop tentant!

Ce plan d’action a eu plusieurs thématiques pour rééquilibrer mon humeur et aussi la relation avec mon bébé:

  • Réussir à établir une routine d’allaitement/ sommeil/ éveil/ change
    • Ce point correspond à la plus grande difficulté. Cela sous entend une présence/ disponibilité, une observation constante, une empathie et une patience pour comprendre les paramètres de besoin du bébé. Le plus simple consiste à noter pendant plusieurs jours les différents phases de vie du bébé (allaitement/ sommeil/ éveil/ change): un carnet de note ou l’application bébé sur smartphone (exemple: carnet bébé et bébé+). Petit piège: ce genre de « pattern » ou système développé par le bébé n’est que passager (quelques semaines) jusqu’à la prochaine phase, il évolue vite! Il ne s’agit pas de reposer dessus à 100% mais plutôt de pouvoir prévoir et adapter l’emploi du temps de la journée. Cette impression (même fugace) de maitrise du planning quotidien m’a permis d’une certaine manière de me rassurer et de planifier les tâches en fonction de la charge de travail / moments nécessaires à mobiliser
Exemple de suivi des premiers mois ci-dessus de Pinterest! Le mien ne ressemblait pas tout à cela (dodo court, allaitement toutes les 2h, éveil de 30min à 1h)
  • Se consacrer « réellement » au bébé lors de ses moments d’éveil:
    • L’objectif est de sortir de cet ouragan quotidien de tâches et de se réserver des créneaux de câlins et de jeux ou plus simplement du temps de qualité / Quality time. Ainsi, le moment n’est pas perçu comme un effort ou une corvée à accomplir mais comme un moment de détente pour les deux personnes (même le moment de change peut être aussi un moment de joie partagée 🙂 ). Les hormones du bonheur feront le reste du boulot!
  • Accepter la phase de transition physique:
    • Je pense que l’image de moi même à ce moment du creux a été la pire que je n’ai jamais eue. Back in shape. J’attends que ça! non pas le fait de maigrir d’un coup mais d’enlever cette mollesse qui a tout envahi haha. J’ai commencé à regarder les exercices que je pouvais faire (cf. plancher pelvien à récupérer le truc à ne pas oublier avant même de penser aux abdos!). J’ai trouvé une coach avec un programme postnatal bien pensé (merci Instagram => @Ludy_Gogirlzz ici) et défini mon programme de fitness (son ebook postnatal est assez complet, à démarrer à partir de la 8e semaine et après validation du médecin).
    • J’ai pris quelques nouveaux vêtements car mettre encore des vêtements de grossesse était ridicule pour moi (comme si j’avais encore ce bébé dans le ventre ou que mon corps était coincé dans une faille spatio-temporelle! no i have to move on!). Je vous mets la sélection en bas de l’article…donc plus besoin de déprimer parce que rien ne m’allait ou ne m’inspirait!
    • Les soins et le maquillage ne sont pas de trop non plus (ce n’est pas QUE du marketing)!
  • S’arroger les premiers (vrais) moments seule avec soi:
    • Pas de charge mentale ni d’hormones qui dictent la loi. Un moment pour soi. 2h si possible complètes par semaines sans le bébé dans les parages. haha. La première étonne mais j’ai hâte d’en faire une deuxième.
  • Se pardonner encore et toujours les erreurs (=> prise de recul nécessaire) ou malentendus (surtout avec les autres adultes dans les parages)!
  • Utiliser les réseaux sociaux avec parcimonie (dans le cadre de la perception de soi, éviter les comparaisons malvenues, ce n’est pas le moment pour! euh c’était la Fashion Week de Paris la semaine dernière non? pour le glamour la 8e semaine on repassera!), ne garder que les personnes « réelles et normales ». J’ai bizarrement dans les abonnements Instagram, différentes jeunes femmes ou comptes de communautés partageant leurs « vraies » expériences de maman loin des stéréotypes ou des images parfaites:

Même s’il est difficile de s’en rendre compte, à la 6e semaine d’insomnie, les choses évoluent. Doucement mais sûrement. J’en conclus la nécessité de prendre du temps pour chaque objectif de gestion de cette étape de la vie. La maternité est un tel bouleversement que comme m’a dit mon médecin « cela pris 9 mois pour mettre au monde cet être, cela prendra quasiment le même temps pour redevenir « vous-même »! » L’avantage aussi de la culture américaine c’est la culture de l’encouragement et de la motivation « you’re doing a great job! » remet en perspective la culpabilité maternelle de ces premières semaines (et d’un premier né!). So, à toutes les mamans / futures mamans qui me lisent:

You are doing a great job Mama!

Pour celles qui sur Instagram ont voté pour voir quel était mon butin H&M pour ce corps de transition (transition espérée en tout cas), voici le contenu:

  • Des chemises fluides (pratique pour l’allaitement)
  • Un Jeans noire
  • Une jupe noire
  • 2 débardeurs et un top cache-coeur d’allaitement

Je ne voulais pas investir beaucoup (espoir de transition haha) mais aussi pour quelque chose de suffisamment durable en matière de style ou de coupe (même si la taille devient trop grande #hope).

Et vous comment avez-vous traversé ces bouleversements? Commentez, partagez vos expériences de maman, papa ou tout simplement de personnes ayant un grand bouleversement lors d’une expérience humaine!

My 6 weeks postpartum diary

Si la grossesse était une sacrée aventure, l’accouchement est une partie de plaisir pour le moins étonnante. Les premiers jours avec un nouveau né se sont révélés comme des jours et nuits surprenants et c’est peu dire.

Les licornes, les paillettes et les petits coeurs d’amour ne sont pas toujours au rendez-vous et c’est normal!

La volonté de traverser le plus sereinement possible les premières semaines représente pour moi le fait le plus marquant. Ne pas s’énerver, rester zen, profiter des moments câlins pour tenir face au manque de sommeil, à l’inconfort et au fait de ne pas vraiment se sentir soi. La volonté pour réussir à établir l’allaitement exclusif et à se forcer pour des moments de selfcare (qui passe aussi par prendre un repas équilibré et complet) même quand ma seule pensée se résumait à dormir.

Petit à petit la routine s’établit, la relation s’approfondit, le corps se remet en laissant au passage un souvenir ou deux de cet événement pas si anodin (salut aux 3 nouvelles vergetures!). Les premiers sourires arrivent et là les licornes, les paillettes et les petits coeurs sont de retour. Mais à 4 semaines, j’ai osé les 2, 3 voir 4 sorties de plus en plus longues et malheureusement je n’étais pas encore prête. J’ai dû me reposer et attendre de dépasser les 40 jours postpartum.

J’en retiens:

  • Le moment de lucidité où j’ai eu une pensée profonde et empatique envers les générations précédentes (quand la péridurale n’existait pas…): big up à mes grand mères Oumkaltoum et Rabiaa (Paix à leurs âmes). Je n’ose imaginer les trésors d’énergie qu’elles ont dû déployer pour survivre à ces moments de souffrance (je ne vais pas vous dire des arc-en-ciels et que ce n’était que joie et bonheur…malgré les pain killers que j’ai pris)
  • Le skin-to-skin ou peau à peau est réellement le meilleur allié pour établir le lien dès les premiers jours surtout (en plus d’aider la montée de lait, soulager les inconforts du bébé…) car soyons franc: ce petit être qui vous regarde avec de grands yeux pfiiiou… c’est un inconnu! le temps d’apprendre à le connaître et à se connecter est inestimable
  • Réussir à se réserver quelques minutes pour se doucher, se changer, se préparer quelques soins élémentaires (dents, peau, cheveux…) ce n’est ni superflu ni futile pour éviter le point d’après 👇 et se « reconnecter » à ce nouveau corps (transitoire car il ne cessera de changer pendant les 8 premières semaines postpartum sinon plus)
  • Préparer les Kleenex pour la chute des hormones: crise de larmes inévitable (pour x ou y raison, la question n’est pas pourquoi)
  • Être patiente, ou travailler pour l’être un maximum : envers ce petit être qui commence à avoir des crises de coliques, qui vous regarde comme une tétine géante (en anglais cela se traduit quand même en « pacifier »), à apprendre son langage et son modèle de fonctionnement (car il s’exprime oui ce n’est juste pas livré avec le guide d’utilisation 🙂 !), envers sa propre fatigue, son propre agacement… inspirer et expirer plusieurs fois!
  • Être indulgente: envers soi-même et envers les autres et surtout son conjoint. Ce n’est guère le moment d’engager des débats philosophiques et des disputes sur l’éducation: You just have to take shit done (sans mauvais jeu de mots sur la boite à caca qu’un nourrisson peut représenter !)
  • Dépasser le stade auparavant connu de la douleur et de l’inconfort: marcher quelques minutes représentera un effort et il paraît que c’est normal
  • Ne pas compter les paquets de serviettes hygiéniques et de culottes jetables, le petit détail glamour!

Ce n’est que vers cette fameuse 6e semaine avec le Dr approchant, que je me suis posée la question sur ma future routine sportive et mon no-look/ uniforme d’allaitement (j’ai effectivement perdu une bonne partie du baby bump mais reste 8kg et surtout un tonus à récupérer)… Je ne suis pas totalement remise. La patience et les baby steps restent le mot d’ordre. de Mon approche sur cette routine fera l’objet d’un prochain article!

En attendant, voilà la liste de ce qui m’a sauvé ces 6 premières semaines de manière concrète (en plus de mes achats préventifs effectués lors du dernier trimestre, article ici):

  • Mon époux puissance 10
  • Mon idée lumineuse de congeler quelques repas
  • Les facetime avec mon entourage mais aussi le fait de ne pas avoir eu de visite à l’hôpital (je ne sais pas comment au Maroc, les femmes font pour tenir le rythme des visites et la présence même d’un buffet… je ne sais pas!)
  • Dormir dès que possible (même si parfois la douche ou juste le fait d’être posée pendant sa sieste est une forme repos)
  • Les livraisons à domicile de courses Wholefoods sur Instacart.com et des achats of course sur Amazon
  • Les soutiens-gorge d’allaitement seamless de BoobDesign
  • La paire de leggings Blanqi postpartum qui aide à faire illusion d’un ventre à peu près de retour à la normale
  • Le corset postpartum pour emballer tout ce qui dépasse
  • Les coussins d’allaitement en coton Bio pour gérer le flux