Business Books, style, branding and more

Pendant 2 ans (voir plus), j’ai beaucoup lu. Je voulais prendre du recul sur plein de sujets mais aussi apprendre d’une culture anglo-saxonne bien éloignée de la mienne et beaucoup plus entrepreneuse. J’avais besoin de travailler mon mental, j’ai été servie!

Si tu lis déjà la newsletter, tu retrouveras certains titres ou thématiques abordés (que tu peux retrouver d’ailleurs ici 👈🏼).

J’ai posté certains titres sur Instagram, d’autres ont été recommandé sur la newsletter au fil de l’eau.

Mais au cas où tu les as raté, je te propose de faire un récapitulatif ici (avec peut être certains oublis de ma part corrigés ici!).

La carrière:

L’introspection:

La créativité:

L’entreprenariat:

  • eMyth
  • La méthode LiveMentor
  • Fashion Business Manual de Fashionary, il est très intéressant car il mixe la partie artistique, production/sourcing et Business, si tu ne connais rien à la mode mais que tu as envie de répondre à l’appel, c’est un guide très bien illustrée, accessible et facilement « utilisable » (des outils sont téléchargeables sur le site)
  • Pour bien travailler l’univers de la marque How to style your Brand est très bien fait et présenté
  • De Zero à Un sur les start up, les risques mais tellement de choses que cela ne concerne pas que « ça », je le relis aujourd’hui avec la perspective de la crise sanitaire et il a un aspect de la vision de nos vies, notre héritage et des choix que nous faisons de manière plus large!
  • Ce livre Disciplined Entrepreneurship workbook est GENIAL, un peu aride mais j’ai beaucoup appris (et je n’ai pas fini), j’ai appris beaucoup mais VRAIMENT beaucoup de choses (par contre la version en anglais exige un bon niveau, il est fait par le Managing Directeur du MIT entrepreneurship)

La productivité:

As-tu des lectures complémentaires à recommander? Je suis preneuse!

As-tu lu certains listés ici? qu’en as tu pensé?

How to live indoor: a guide from an introvert!

Je sais que pour certains cela ne fait pas partie d’un mode de vie habituel.

Rester chez soi pour se protéger, protéger les autres constitue un cas exceptionnel.

Pourtant ce n’est pas si rare. On a tous eu des vacances d’été à rallonge aussi pendant lesquelles il fallait s’occuper. On a aussi l’occasion de nous enfermer pendant plusieurs semaines pour préparer son baccalauréat ou ses examens de fin de trimestre.

Récemment, j’ai dû me retirer de l’extérieur durant mon troisième trimestre de grossesse en raison de Zika qui frappait particulièrement les régions chaudes et humides (plusieurs cas avaient été avérées en Floride.) Ensuite avec un tout petit bébé et sans aide supplémentaire, on ne se sent pas de suite prêt pour affronter  » le monde extérieur.

Et j’avoue: je suis une introvertie, j’ai besoin de me recharger à l’intérieur. J’ai dû aussi apprendre à travailler de cette manière, avec peu d’amis présents physiquement autour.

Donc voici mon retour d’expérience pour vous aider à bien vivre le fait de rester chez vous (pour confinement obligé ou souhaité).

  • Acquérir une compétence ou maitriser une activité particulière: broderie, tricot, jeux, langue, sport, maquillage, cuisine, jardinage, histoire, … la liste est longue et surtout tout est accessible sur youtube! il suffit de faire une petite recherche et le monde est à vous!
    • J’ai plein de chaines à vous recommander, laissez-moi un commentaire sur le thème et je vous la partage!
  • Se révéler au monde: vous l’avez peut-être rêvé pendant longtemps, c’est le moment de lancer votre site, votre podcast, votre shop, votre séminaire en ligne…si vous avez besoin de ressources sur ce sujet laissez-moi un commentaire et je vous envoie les liens!
  • Faire la liste de tout « ce qu’on n’a pas le temps » de faire « normalement » et d’essayer petit à petit à les réaliser. On ne sait pas le temps que cela prendra, comme une convalescence forcée, donc nous ne jetons pas dans la productivité! voyons cela plutôt comme un marathon…
    • Réfléchir à son projet créatif (décoration ou business! à vous de voir), établir un plan et préparer son lancement 😉 post-confinement
  • Ne RIEN faire: c’est tout un art, nous l’oublions souvent mais combien de sieste sont permises par jour? plusieurs! enfin courtes car les longues ne permettent pas de se reposer vraiment
  • Sortir le matin tôt pour marcher sans contact rapproché et revenir avec une séance de Yoga (en plus certains se lancent dans des live sur Instagram comme Lili Barbery ici 👈 )
  • Appeler en facetime ou WhatsApp vos proches où qu’ils soient, ce n’est pas parfait mais la connexion humaine est bien présente!
  • Retrouver contact avec des activités manuelles: prendre plaisir à cuisiner ou coudre ou à bricoler. Les spécialistes insistent sur les effets relaxants de ce genre d’activité, elles permettent de s’ancrer dans le présent et de donner le sentiment de contrôle (dans un environnement si incertain, il y a de quoi s’y intéresser non?)
  • Trier, trier et trier pour trouver sa place, pour se reconnecter au « chez soi » et à nos besoins réels
  • Bon ok faire du shopping mais bon le piège peut être couteux (les clicks sont si faciles!)
  • Etablir une stratégie financière pour les mois à venir (avec tant d’incertitude, il est important d’être prudent)
  • Etablir une routine du matin et du soir
  • S’amuser sans téléphone! Danser, écouter de la musique, lire, discuter avec vos proches (pas malades!): regardez moi ces italiens capables de danser dans un petit balcon et de chanter avec leurs voisins! 👏
Un exemple de routine du matin posté par The Fabulous sur Instagram

Pour se sentir productif, il faut s’organiser :

  • Avec un agenda hebdomadaire (et comme tout est si versatile, le crayon est préférable ou un agenda électronique) à remplir avec la technique time-blocking! Même si c’est que pour vous-même, remplissez les créneaux: courses, douche, cuisine, projet créatif, appel FaceTime…
    • Cette technique est intéressante aussi pour alterner les types d’activités en plus de piloter votre productivité!
  • Vérifier l’avancement, l’accomplissement des tâches et leur cohérence
  • Ne pas oublier une pause déjeuner, repos, souffler au balcon 🤩
  • Travailler du canapé c’est bien mais c’est souvent une tentation pour regarder Netflix, donc le bureau ou la salle à manger sont certainement de meilleurs choix pour être productif!
  • Faire des modes avion anti-notification pour rester concentré et présent sur votre projet 🧐
  • Inclure la routine du matin et la routine du soir dans l’agenda et ne pas l’oublier
  • Ne pas oublier de se changer pour une tenue confortable mais de jour pour apporter du rythme à la journée (surtout si vous êtes en télétravail)
  • Faire un point en fin de journée: il est si facile de se laisser porter par la journée et d’oublier d’être reconnaissant et conscient du temps et des évolutions des projets!
    • Cela permet aussi de relativiser quand tout ne s’est pas passé exactement comme on le souhaitait… de se rappeler pourquoi et qu’au final cela valait le coup d’octroyer à l’urgence le temps qu’il fallait!
  • Prendre en compte le rythme des enfants et bébés dans cet agenda (on ne va pas se mentir c’est un challenge!) pour ne pas se sentir frustré et lâcher prise!

Le tout est de se rappeler pourquoi on reste chez nous.

Non pas pour faire plaisir, ni parce qu’on n’a pas le choix, mais pour prendre soin des autres et de nous mêmes! Et croyez-moi, COV-19 ou pas, il peut y avoir plein de raisons pour lesquelles travailler de chez soi ou rester chez soi est nécessaire. Les artistes ont fait cela de tout temps car le recul créatif est indispensable. Les convalescents, en période de vulnérabilité, ont besoin d’être en retrait.

Le pourquoi ou le sens donné à nos actions nous donnent une plus grande perspective et une motivation plus profonde pour accepter les moments de transition tels que ceux-là.

Alors prenons soin de nous!

Et partagez vos astuces, routines, apprentissages ici ! 👇 merci! 🙏🏼

Productivity challenge

Après des années passées à faire des analyses, produire des livrables, le cap de gestion de projets a questionné ma façon de travailler. La vie intense parisienne, la responsabilité nouvelle de gestion de ressources, ma quête de sens aussi ont été autant d’événements qui m’ont poussé à me questionner sur cette charge de travail qui m’envahissait. Sans être dans la caricature du cadre en burn out, je sentais ce besoin de prendre du recul en matière d’implication personnelle, d’adopter une méthode plus efficace et plus efficiente pour faire avancer mes objectifs tant professionnels que personnels…

Une discipline de travail pour laquelle je n’ai pas forcément été formée et qui est difficile à trouver quand on reçoit des centaines d’emails par jour, ou plusieurs réunions en même temps, voir être mobilisée pour toutes les urgences impliquant de près ou de loin le projet en question (sans hiérarchisation ni priorisation et encore moins d’autonomie…).

Capture d_écran 2018-10-22 à 08.33.35

Source: Pinterest

Avant mon changement d’activité, j’avais instauré quelques éléments dans ma routine me permettant de mieux maitriser ma journée, mes objectifs et ma productivité:

  • Une to do list mensuelle
  • Une to do list hebdomadaire (à mettre à jour selon l’avancement de la to do list hebdomadaire)
  • Une to do list quotidienne (à mettre à jour chaque soir)
  • Bien calculer sa charge de travail actuelle pour visualiser 1) toutes les actions prévues/ souhaitées/ réalisées 2) la durée nécessaire pour accomplir chaque action
    • Cet exercice était le plus difficile à mon sens car il nécessitait de quantifier des actions souvent diluées dans le temps et d’en identifier d’autres que je réalisais sans même m’en rendre compte (car j’estimais qu’elles étaient nécessaires pour le projet mais qui m’étaient pas officiellement demandées)
  • Vérifier en quoi j’apportais le plus de valeur dans cette liste d’action et se poser la fameuse question « à qui puis-je déléguer telle ou telle action » tout en gardant une action de suivi avec une charge raisonnable (car déléguer n’est pas oublier!)
  • Vérifier que la qualité attendue (par le client/ acteur bénéficiant de l’action) correspond bien à la qualité prévue. En transposant la valeur perçue et la valeur réelle, il n’est pas toujours nécessaire de faire / produire une qualité très élevée qui n’est pas celle attendue et qui sera alors gaspillée (la conscience professionnelle peut être un piège)
    • Exemple simple que j’ai observé auprès d’un de mes anciens managers: le culte du compte rendu peut être particulièrement chronophage alors que la prise de note peut être faite pendant ladite réunion et envoyée par email juste après (dès validation) avec surtout le suivi des actions

Cette discipline n’était pas aisée à adopter du jour au lendemain. Les pics d’activité détruisaient assez facilement ce cycle vertueux (oui il était vertueux, j’étais plus apaisée et sereine). J’ai choisi alors de communiquer ce besoin de préservation et d’équilibre aux personnes /collaborateurs autour de moi. Le changement est aussi difficile pour soi que pour l’entourage.

J’ai demandé le respect de ces routines en veillant aux feedback pour ajuster si nécessaire (la fréquence des points, le format, les moyens de communication / échange/ partage). Le tout pour éviter la sur-consommation d’énergie de l’ensemble de l’équilibre. L’objectif n’est pas de travailler moins, mais mieux et plus intelligemment. Je crois à l’importance des petits pas et à la force de la routine. Il faut persévérer.

Si cela vous semble difficile de tout changer du jour au lendemain, choisissez une petite partie de ces astuces, adoptez-les de manière mesurée et surtout tenez y dès que vous observez un mieux! Comme pour un rééquilibrage alimentaire ou pour une activité sportive. Si on y va trop fort d’un coup, on ne tiendra pas une semaine.

Après mon changement d’activité, mon ambition et mes objectifs ont changé. Mon autonomie sans un cadre officiel ni supérieur hiérarchique, avec une liberté totale de gestion du temps disponible  pour la créativité, la recherche d’idée (contenu éditorial, envies entrepreneuriales…) m’a complètement perturbée. Si c’était longtemps souhaité, j’en étais encore plus perturbée avec les projets très personnels (déménagement, grossesse…) jusqu’à en occulter ma routine.

Le fait de que je déteste « perdre du temps » a fait que je me suis rendu compte de la pente glissante (et paresseuse) dans laquelle j’étais. Le temps d’une nouvelle routine est arrivée. Et comme l’écrit Scott Belsky dans « Making ideas happen », avoir plein d’idée ne suffit pas, il faut les exécuter.

Un autre défi. Pas moins exigeant, au contraire, car au final il s’agit de se battre contre ma propre nature : même en étant d’un naturel « entrepreneurial » je n’ai jamais sauté le pas dans la création d’entreprise. Une nuance importante qui me renvoie directement à ma peur de l’échec. J’ai compris aussi que pour réaliser/ exécuter une idée il faut la conduire comme un projet de bout en bout (cf. livre « Making ideas happen » de Scott Belsky). Je ferai un article particulier pour détailler un peu plus cette méthode (car elle va au delà même d’une gestion de projet de base).

Capture d’écran 2018-10-22 à 10.31.35.png

Source: Pinterest

En plus de mes lectures, j’ai repris mon « auto-formation » sur le sujet. Internet est riche de support d’entraide, d’interview, de formations, ou réseaux d’entrepreneurs de tout bord.

C’est un processus en cours, je n’ai pas encore suffisamment de recul pour mesurer son efficacité. Mais si cela vous intéresse, envoyez moi vos questions et je partagerai en direct les liens!  ☺️