Matcha Morning: « almost loosing it… »😱😓

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J’espère que tu te portes bien quand tu lis cette newsletter, que ta famille où qu’elle soit se porte bien aussi.
Un auto-confinement aux US, un retour précipité en France, un confinement obligatoire avec un changement d’environnement…plein de gratitude mais après près de 8 semaines, j’arrive aussi à une forme de burn out(?) bon calmons-nous plutôt à un surmenage mental.
Je dors mal, je travaille trop ou j’essaie de le faire, je cuisine trop souvent (je ne commande pas encore de livraisons), je fais du sport tous les jours pour dépenser une forme d’énervement latent… je suis sure que je ne suis pas la seule dans cette longue litanie d’actions.
Bref, je me sens fatiguée dans ce cloisonnement.
Comment font les astronautes ?

La semaine dernière j’évoquais le pouvoir créatif pour sortir d’une humeur morose (disponible ici 👈🏼).
Je ne suis pas du genre hyper active… haha loin de là mais il faut que « to get shit done ».
Et cette semaine, j’avoue que je me suis laissée happer par ma productivité ou par ma charge mentale, par aussi trop d’émotions.
Et je me retrouve embarquée dans ce tourbillon explosif.
Je m’accroche aux routines « d’avant », mais que j’ai dû adapter à cette situation exceptionnelle.
Elles me sont rassurantes, confortables, des piliers dans un quotidien que je ne sais plus comment décrire.
Et pourtant, ma bulle a dégonflé petit à petit.
J’ai essayé de la regonfler, mais c’était laborieux.
Mes ressources habituelles ne sont pas les mêmes et je suis à cran.
Je sais que je ne suis pas la seule, que je suis même chanceuse et que j’ai de quoi être reconnaissante.
Mais le savoir ne change rien.
Donc je m’accroche.
Je répète les gestes.
Je me réveille avant les autres membres de la famille.
Je travaille dans le silence, reconnaissante d’avoir eu la force de me lever plus tôt (dimanche par exemple je n’ai pas réussi à le faire) et reconnaissante des gazouillis d’oiseaux.
J’entends mon fils se réveiller, je prépare son lait.
On profite de ce réveil plus ou moins câlin et plus ou moins calme (hello les crises de larmes sans raison, un enfant de 18 mois c’est une boule d’émotion sur pieds).
Après le petit déjeuner, quelques lectures, je poste au grès de mon envie (et non d’un calendrier éditorial haha) sur mon site ou Instagram.
Je prépare mon corps et mon mental à la journée. 
Il est alors à peine 9h mais parfois j’ai l’impression qu’il est déjà midi.
Ces routines me font penser à mes ancêtres, à celles qui ne sortaient pas ou peu. Cloitrées derrières les grandes portes en bois de Fès (ce livre de Fatima Mernissi Rêves de Femmes est celui qui se rapproche le plus d’une histoire non retranscrite mais qui traverse le temps).
Qui se préparaient pour elles-mêmes avec de longues routines dans la précision du geste, de l’oralité et des sens.
S’accrocher aux odeurs, aux textures et aux couleurs et à leur communauté d’amies qui les soutenaient (ou pas parce qu’il fallait bien s’occuper avec un peu de Gossip 🤣).
N.B: c’en est d’ailleurs ironique qu’après des années d’émancipation, en période de confinement, les femmes reviennent à se « coltiner » ces tâches ingrates et à être en compétition sur la plus belle recette de pain de campagne d’Instagram! Nous nous occupons les mains (ou l’esprit) comme nous pouvons…

…Je m’accroche à ces gestes matinaux comme une abeille au miel (ou comme une mouche, question de perspective 😂)
Je prépare ma peau légèrement: sérum Ilia (ici 👈🏼), crème hydratante n’importe laquelle, crème teintée avec SPF (important même en temps de confinement, parfois celui-ci ou sinon en moins couvrant celui-là de SuperGoop).
J’avais arrêté de le faire, mais ma peau n’a pas du tout aimé ça #vengeancedesboutonstouslesjours.
J’ajoute un baume à lèvres (celui-ci 👈🏼).
J’essaie alors de me trouver une tenue confortable mais suffisamment « habillée pour la journée à la maison ».
Une robe d’été très casual pour me remonter le moral.
Ou un tee-shirt + pantalon (jogging? qui sait 🤷🏽‍♀️🤔🤣) pour être productive.
Quelques bijoux breloques pour le bling sonore et visuel, comme tu as pu le voir en story sur Instagram.
Je reste pieds nus, toujours (à quoi servent les escarpins déjà ? 😏).
La paire de jean n’est en jeu que si je dois sortir, les poches c’est pratique…

Vers 16h, arrive le creux invariable de la journée et les appels familiaux ou amicaux qui deviennent nécessaires. La musique 🎶 des années 90 aussi vient à la rescousse pour un air de vacances et alléger les jambes…

Après le tunnel du soir (les parents savent à quel point on en sort lessivés : courir pour le brossage de dents, le saut sur le canapé… #excitationavantdodo), « j’essaie » une séance productive. Chaque minute compte avec un bébé.
Enfin, je retire le costume de jour pour faire un peu de cardio sur tapis ou du yoga (donc brassière, sinon je suis team soutien-gorge sans armature), douche et démaquillage pour passer en mode détente.
Voilà qu’il est déjà 22h.
Et que je suis encore remontée comme un coucou pour dormir.
Et que j’y arrive de moins en moins bien.
Que la journée a filé sans que je sache comment et en me sentant drainée.
Donc chaque jour, je persiste (signe de folie?).
J’essaie d’enlever quelques tâches, je dépriorise ou je simplifie.
Je me sens suffoquer à voir ce ciel bleu lointain, à savoir que les frontières sont fermées.
Oh cela va aller.
Je compte déjà les jours jusqu’au 11 mai.
On verra l’après.
Nous allons tous y arriver.
Mais ce que je voulais partager ici c’est l’envers du décor.
La réalité n’est pas de vivre « facilement » le confinement de manière productive, parfaite, en bonne santé mentale et paranoïaque de tout virus qui passe.
(La réalité est que même nettoyer tous les jours comme cela, me fatigue…dois-je en ressentir de la honte d’en être fatiguée mentalement ?)

Parfois même avec la meilleure volonté et du confort, les couacs arrivent et la vague peut nous submerger.
Et qu’il n’est pas sain de se culpabiliser ni de nier cet état des émotions.

Répéter ces routines aussi futiles que celles-ci, maintient le seul semblant de normalité dans notre quotidien.
Selfcare is not selfish, est plus que jamais d’actualité.
C’est comme cela que cette newsletter a commencé.

Et toi ? Comment vas tu ?
Comment as tu pris soin de toi cette semaine?
Quelle routine t’apporte un semblant de normalité dans ton quotidien?

i tu souhaites m’envoyer ton feedback, n’hésite pas à répondre à ce questionnaire: Il est disponible ici 👈🏼 (- de 3 min promis!!🤩💖) merci pour ton aide 🙏🏼. Merci à toutes celles qui y ont déjà répondu 🤩!)

Je te souhaite beaucoup de courage pour les prochains jours: rappelons-nous « qu’à chaque jour suffit sa peine ».
Keep calm and stay safe 🙏🏼! 
✨  ✨  ✨  ✨  ✨  ✨

Si tu les as ratées, oubliées ou que tu les adores 😬, les archives de la Newsletter sont accessibles ici 👈🏼.

  • Ce que j’ai écouté: le podcast Ex sur les amours « extraordinaires »,  produit par Agathe Lecaron des Maternelles, ces premiers épisodes sont touchants, pour l’écouter c’est par ici 👈🏼 sur l’application Podcast d’Apple  + une playlist 90’s sur iTunes, je me vois en jean Converse à la plage 🏖 ma notion de paradis! 
  • Ce que je te propose de lire pour te distraire : Cette saga Chroniques Lunaires de Marissa Meyer, reprise très bien faite de contes (je l’ai lue en 2016 mais elle est géniale!) le premier tome concerne la version revisitée de Cendrillon, crois-moi c’est TOP! Ou encore comme un petit bonbon (et mieux qu’un téléfilm façon Netflix) American Royals de Katharine Mcgee (et disponible en français aussi)
  • Ce que j’ai regardé : L’amour sans prévis avec Sandra Bullock et Hugh Grant (y a-t-il vraiment quelque chose de plus rassurant qu’un film avec ces deux là? et j’ai commencé la série de Good Fight sur Prime video (la suite de The Good wife

The Matcha Morning: Wisdom & life lessons from Michelle Obama

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J’ai changé mon calendrier éditorial en tombant sur cette interview. Pour nous changer les idées, pour nous inspirer et surtout surtout garder l’essentiel comme boussole. Sur le blog tu peux retrouver aussi mon dernier post sur mes conseils d’introvertie à se ressourcer en mode confinée (sans en perdre la tête 😅) ici 👈!

J’ai trouvé la vidéo de l’interview sur Youtube (ci-dessus 👆) mais je l’ai écoutée sur un format de podcast.
C’est important à souligner.
Je n’ai pas été parasitée par l’image.
La voix, les tics, le ton même de discours de Michelle Obama sont très intéressants à écouter.
Je suis par ailleurs étonnée par son look, je l’ai visualisé façon costume de First Lady.
C’est révélateur et authentique, car à un moment The Oprah Winfrey lui dit « j’ai l’impression que vous vivez votre meilleure vie et cela se voit ». 

Et voici ce que je retiens pour le partager avec vous.
« Possède ton histoire, décide ton bonheur »
Ok écrit comme ça, c’est assez bateau. MAIS:  
Mme Obama cite plusieurs exemples pour appuyer:

  • Sa thérapie de couple (oui oui! 😱) lui a, en plus de donner envie de parler à un tiers objectif, permis de comprendre que 1) son bonheur ne dépendant pas de son conjoint, 2) que si elle était déçue c’était parce qu’elle projetait ses propres attentes sur lui 3) si elle voulait accéder à une vraie égalité, elle devait aller chercher d’elle même son bonheur
  • Son « self-doubt » ou l’autocritique permanente: elle rappelle que nous pouvons changer notre propre voix off, celle qui raconte notre propre histoire dans la tête. Cette voix off est importante pour nous saboter comme pour nous motiver. Il est très important d’écouter ce que l’on se raconter et si besoin de le changer ! Si vous saviez la catastrophe de ma voix off 🤣😳…
  • Accepter, câliner, incarner toutes les parts de son histoire, ses faiblesses… elle rappelle ses origines modestes et les difficultés à ne pas se comparer surtout à l’ère (règne) des réseaux sociaux…
  • Le meilleur moyen pour ne pas descendre plus bas (Go high when They are low) est de se focaliser sur sa propre mission. La réponse rapide est celle de l’auto-défense et du court terme. Respirons à chaque fois 1, 2, 3 😓 oui cela ne vaut pas le coup à 90% du temps.

« Accepte ta vulnérabilité »
Elle répète à plusieurs reprises son âge reconnaissante envers son corps.
Cet âge que l’on cherche à cacher, à lisser.
Cela peut prendre un aspect religieux même car elle déclare remercier Dieu pour ce corps qui l’amène là ou elle est aujourd’hui et qui lui permet de continuer son chemin. Sans se comparer à son ancien corps, car tenez-vous bien: nous ne sommes pas des machines!
Qu’elle ne pouvait se permettre de critiquer ce corps alors que son père handicapé aurait tout fait pour marcher.
Son truc? Aller à une retraite de randonnée où le principe est de marcher très tôt le matin, pendant 4h, avec juste de l’eau. Le concept prend quand on se concentre sur son propre chemin et cheminement (sans se comparer aux autres).

« Définis ton super pouvoir »
Mme Obama avoue avoir eu du mal à accepter son super pouvoir: l’empathie (compétence qu’elle définit comme sa capacité à permettre aux gens de se sentir « vus, compris et écoutés ». Chose que je comprends.
On ne pense qu’à des compétences « dures » et pas aux « douces » celles qui composent notre humanité. Nous les sous estimons, et pourtant si (ou plutôt quand) l’intelligence artificielle débarque partout, c’est bien cette part d’humanité qui sera la plus valorisée et recherchée.   
Elle assume aussi ne pas aimer cuisiner. C’est une séquence savoureuse, car Oprah insiste. « Même si vous avez le temps? moi j’aime bien cuisiner pour mes proches » elle répond « je sais cuisiner, je l’ai fait, je peux nourrir, mais je n’aime pas cela et je ne le ferai pas par choix ».
J’ai adoré car cela incarne complètement le premier élément.
Assumer ce que l’on est sans culpabilité factice.
Sa vision de la parentalité
Elle aborde plusieurs points éparpillés durant son interview que je regroupe ici:

  • La charge émotionnelle de la parentalité est énorme
  • Elle peut « enfin » se concentrer sur elle même et sur son couple (avec un bonheur apparent) maintenant que ses filles sont partis « expérimenter leurs propres erreurs loin » d’elle
  • L’ex-président qui pleure à la cérémonie de diplôme de sa fille chérie derrière ses lunettes de soleil 😎 et en faisant un bruit bizarre oing oing 🐷. 

Je vous laisse découvrir son livre Becoming ici 👈 .