The Matcha Morning: Gérer son argent durant la crise, est-ce que cela ça change quelque chose?

[Pour recevoir directement cet édito, tu peux t’y abonner ici . Cette newsletter est envoyée chaque lundi matin et publiée peu après sur le blog.]

J’espère que tu vas bien, ton mental et ton corps inclus, que ta famille et tes amis où qu’ils soient se portent bien aussi.
Avant de commencer, je souhaite te partager cette musique de Clara Luciani.
Dans un moment de distanciation physique, rien n’empêche le soutien moral et social, un coup de pers à notre moral ensemble:
« Je tiens dans ma main ton poing serré
Et rien ne peut nous résister
Puisque nous l’avons décidé
Personne n’a jamais dit que ce serait facile
Mais je serai là
Personne ne croit en toi comme j’y crois
Personne, personne
Je serai là même s’il ne devait rester »

Paniquer et décider quoi faire de son argent (même peu d’argent) est la pire approche possible.

Reprenons ensemble les bases, sans jugement de valeur, ni honte: l’argent peut entrainer un sentiment de mise à nu et de vulnérabilité.
Tu es ici dans un espace sûr donc pas de jugement 😉 c’est important de le rappeler avant de démarrer! 🙏🏼 #safespace
Commencer par faire le point
De tes revenus, de ton épargne (s’il y en a, et définir sa forme: immobilière, or, argent, actions, livret A…) et de ses coûts fixes. 
Pour les coûts, tu peux prendre une semaine type du confinement et un mois type « normal », et suivre, sur un carnet ou fichier Excel, l’ensemble des coûts, il y a de fortes chances que tu le fasses déjà, toutefois il est aussi possible que le rythme de consommation ait changé durant ces trois dernières semaines.
Décider de ce que tu veux faire
Gagner en sécurité, trouver une opportunité d’investissement, sortir des zones de risques, partager et faire preuve de solidarité : les objectifs sont divers et dépendent:

  • de ta personnalité (aversion au risque ou pas, générosité, frugalité…)
  • de ton contexte familial et financier dans sa globalité (emploi stable, monnaie utilisée, investissement, nombre de personnes dépendantes de ta situation financière)

Par les temps qui courent il est normal de naviguer en eaux troubles.
Et comme dirait une copine à propos d’un investissement immobilier prévu de longue date: « je lâche prise sur ce que je ne contrôle pas, je ne sais pas quel taux d’intérêt sera applicable dans quelques mois, donc je n’y pense pas aujourd’hui » .
Quelques idées à te suggérer:

  1. A court terme : rester sur des placements à faibles (voire inexistantes) rémunérations (livret A, CEL, LDD) mais avec l’argent disponible immédiatement (liquidité forte), mon mari vous déconseille fortement d’investir durant les 12 prochains mois sur les marchés actions
  2. A long terme: se focaliser sur un achat immobilier (avec un couple risque / rendement relativement faible) si déjà planifié et attendre l’année prochaine au plus tôt pour revenir sur le marché action (fort risque / fort rendement) 
  3. A tout instant:
    1. participer aux appels aux dons, car il va de notre responsabilité d’aider les héros du quotidien ainsi que les personnes fragilisées par le confinement 
    2. savoir saisir des opportunités (sans culpabilité car il est important de faire preuve de bonne gestion) : surveiller le cours de l’or et de l’argent sur ce genre de site ici 24hgold.com 👈  (il est recommandé d’investir 5 à 10% de son patrimoine net dans cet actif de sécurité), ou investir dans des projets de crowdfunding avec un risque + élevé mais un taux d’engagement supérieur 

Revoir ta consommation de manière générale 
Avec ces semaines de confinement, cette humeur en berne (à raison), je te propose aussi d’analyser ton rapport à la consommation.
Nous sommes réduits à l’essentiel, à nos besoins primaires de la pyramide de Maslow.
Qu’est ce que cela déclenche en toi? de ne pas pouvoir maintenir les mêmes habitudes de consommation, de ne pas avoir à t’habiller selon un costume spécifique à ton identité professionnelle…à quoi se réduit cet essentiel? 
Es-tu du genre à t’habiller en semaine ou à rester en pyjama ?
Comment vas-tu aborder le retour « à la normale »? (je ne suis pas sûre que l’on n’oublie si facilement)
Je te pose la question sans a priori, sans jugement ni idéologie.
Il me semble intéressant d’analyser ce rapport de consommation et au sens de l’essentiel.
Tout en sachant, que la reprise sera forcément liée à notre capacité à consommer « après ».
Nous aurons tous un rôle dans cette potentielle reprise.
Quels seront alors nos choix de consommation que nous ferons? qui choisirons-nous de soutenir: quelle marque, quelle filière agricole, quel artisanat, quelle industrie?
Je pose ces questions sans en connaître encore ma propre réponse.
Et pourtant, il est important de réaliser à quel point cet « après » va dépendre de nous tous.
Jamais nos choix financiers n’auront autant d’impacts.
A nous de les faire et de les assumer 😉.
C’est aussi cela l’empowerment! 💖
Plein de bonnes ondes où que tu sois!
Keep calm and stay safe 🙏🏼!

✨  ✨  ✨  ✨  ✨  ✨

Ce que je veux regarder sur Netflix : Gossip Girl ou Gilmore Girls, quelque chose de distrayant, loin de l’actualité, j’essaie de rester la plus positive possible; encore plusieurs semaines de confinement prévues…un marathon à tenir

Ce que je veux lire: Rien, je n’arrive pas à lire, peut être avec ce changement de lieu un peu brusque (🇺🇸-> 🇫🇷), ou d’angoisse ambiante, cela va revenir je le sais, mais en attendant je laisse mon humeur ruminer ce vide (et ce n’est pas grave!), envoie moi tes recommandations si tu as des pépites à suggérer 🤩!

Ce que j’ai écouté : le podcast Femmes puissantes de Léa Salamé

Cook like a Moroccan mother!

Depuis ma plus tendre enfance, ma mère, mes tantes et quelques autres bonnes âmes ont “tout fait” pour me traîner en cuisine.
 
La culture culinaire fait tellement partie de la vie quotidienne, du “vivre ensemble”, du statut social…, que rien ne peut être envisagé sans savoir cuisiner.
Cette culture culinaire différencie aussi une région à une autre, une famille d’une autre (une femme d’une autre?).
 
Qui a déjà gouté une soupe harira ou un couscous ayant le même goût d’une maison à une autre? (je ne mentionne même pas d’un restaurant à un autre…).
 
Ma mère n’a jamais utilisé de livres de recette.
Elle a quelques fiches sur quelques gâteaux complexes, quasiment jamais utilisées (qui dit complexes dit durs à réaliser!).
La coutume ou l’usage maternel est de préférer laisser son imagination créer devant le four ou la cocotte minute…
Comme mes grand-mères, elle a le geste, le flair, l’instinct.
Pas de pesée, pas de cuillères pour mesurer.
Elle a toujours souhaité que je vienne l’observer pour apprendre. 
Mais mon esprit contradictoire ou rebelle, s’y faisait difficilement.
 
Et pourtant… 
Pourtant malgré mon entêtement, ces gestes précis se sont implantés dans mon inconscient, comme la preuve de cet apprentissage ou de cet héritage.
Le plat le plus complexe (à mes yeux) que j’ai eu à faire lors de mon parcours initiatique reste la “harira”.
Ma charmante mère n’a rien voulu m’écrire.
Elle m’a rappelé (comme si c’était évident) les ingrédients et l’enchainement des préparations “un peu de ça et un peu de ci… goûte et ajuste si besoin”.
Je me rendis compte alors, que même avec ce peu d’effort, j’arrivais à m’en sortir.
Je décida que j’étais douée naturellement et que cela allait me suffire pour l’avenir de mon estomac si besoin.
Mon tajine annuel (oui je ne me résouds à en faire qu’une fois par an…) est réussi sans avoir à fournir plus comme effort. Mes premières fois n’eurent pas besoin d’excuses plate de ma part aux invités.
 
Le talent!
(La paresse cela se cultive…)
 
A force d’être à court d’idée et d’inspiration culinaire dans la grisaille parisienne, j’ai fini par me rendre compte de l’importance de l’écrit, une trace de cet héritage oral, inconscient et considérable.
Tout d’un coup en tombant sur des cahiers Rifle Paper & Co, j’ai su à quoi je souhaitais les destiner! 
 
Je les ai envoyé à ma mère :
  • « retranscris pour moi tout ce que tu cuisines chaque jour, comme un journal de cuisine »
  • « mais c’est une corvée pas un cadeau! et puis pourquoi écrire comme cela ! je te dicte et tu t’en rappelleras »
  • « il faut bien récupérer ton génie quelque part! fais le pour moi! je mangerai plus sainement après 🙂 »
Sinon il y a des boites à cartes pour recettes disponibles ici et qui ressemblent à ceci:
Bon, je ne sais pas si elle écrit vraiment tous les jours (la discipline n’est pas le fort de la famille…).
Mais elle se prête au jeu.
Au point que ma soeur réclame le même protocole (et pas une copie haha).
 
Et je me suis laissée convaincre par quelques livres de cuisines.
Bon le premier était dans le paquet de livraison de mon soupmaker (paresseuse je vous dis!).
 
Et le deuxième est celui-ci acheté sur le site Curcuma Box (recettes équilibrées et quelques conseils).
Ces livres me servent d’inspiration générale.
Ayant des goûts particuliers, j’adapte ces recettes et finalement la créativité, féminine, marocaine, orale et héritée, a aussi du bon…
Dans ma nouvelle obsession de consommer bio, revenir aux sources me permet de retrouver aussi une alimentation plus équilibrée (plus de fibres, de légumes…).
Seriez-vous intéressée par quelques recettes? en attendant que les notebook soient dûment alimentés !

Voici mes basics:

  • Tajine aux pruneaux
  • Tajine Cumin & citron (façon tanjia)
  • Tajine Mhémer (agneau mijoté et gratiné au four, sauce au piment doux)
  • Tarte aux pommes
  • Crêpes (haha oui oui cela aide aussi!)
  • Escalope milanaise & pâtes fraiches
 

Comment oublier le blues de l’hiver?

Se mettre au sport…
Je n’aurais jamais pu penser pouvoir écrire, dire voir juste penser cette phrase.
Moi la grande paresseuse qui a laissé tombé le tennis parce qu’elle détestait courir après la balle (un peu con pour faire du tennis…).
Grande paresseuse que je suis mais control freak surtout, le vélo d’appartement m’a semblé pendant près de 4 ans la meilleure solution pour rester en bonne santé et un minimum fit sans être dépendante d’une salle de sport tout en m’adaptant à mon rythme de vie.
Mon arrivée à Paris a (évidemment) perturbé mes habitudes (alimentaires, sportives, culturelles). Malgré mes efforts à résister, j’ai cédé aux sirènes du mode de vie occidental (plats préparés, surgelés…). La vie parisienne plus dure et plus tendue m’a rendu la tâche plutôt difficile…
La prise en main devenait de plus en plus urgentes!
L’arrivée (promise) du printemps 2015, en plus d’un contexte personnel plus houleux (déplacements à répétition), m’a donné des raisons de chercher à occuper mon esprit. Et quel meilleur moyen? (à part la lecture!) Eh ben le sport! (Au secours je ne veux surtout pas!)
L’échec cuisant d’un essai de running l’année dernière m’a convaincu de chercher une autre option d’un retour sportif en douceur…
La réponse à cette question existentielle (franchement je ne tourne pas rond) m’a été suggéré après mes heures de recherche sur Youtube (et oui je m’ennuie dimanche).
Cela ne fait qu’un mois d’exercice pour paresseux mais les effets commencent à devenir, petit à petit, visibles.
Voici un aperçu de la chaîne Fitness Master Class (je vous laisse apprécier la finesse des titres de vidéos):
De quoi se réveiller sans se forcer et abandonner très vite…
Pour résumer, si vous rêvez d’avoir un coach sans en avoir le moyen, Youtube a une multitude de propositions pour le devenir par soi même.
Plus de prétexte valable alors…