Matcha Morning: Garder un mental sain et optimiste, est-ce (vraiment) faisable?

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J’espère que tu te portes bien quand tu lis cette newsletter, que ta famille où qu’elle soit se porte bien aussi.
Il est difficile de trouver le ton et le message justes durant cette crise sanitaire .
Que dire et comment? qu’écouter ou que lire? je me mets à ta place car je le suis aussi.
Je souhaite pourtant restée décalée face à cette actualité que l’on vit tous mais pour laquelle nous ne réagissons pas de la même manière: ni le même caractère, ni le même contexte…plus ou moins d’angoisse, plus ou moins d’acceptation de la situation.
Donc aujourd’hui, je choisis de partager mes moments de sourire, de joie, de satisfaction personnelle, non pas pour les étaler mais pour te partager que nos réserves de paillettes se situent dans les moments simples et inattendus, que je dois me montrer aussi créative que toi. Sache aussi qu’entre ces moments, j’ai eu aussi mes moments down, d’énervement, d’agacement et de frustration, que j’essaie avec plus ou moins de succès de dépasser.

Aucun ordre de priorité n’est utilisé!
Le support d’une communauté créative
Les vidéos TikTok de ma soeur (qui a une mine d’accessoires de plus en plus improbables)  les nouveaux comptes Instagram lancés par les copines (comme celui-ci 👈🏼), des projets de livres (de celle que je laisse la primeur de s’annoncer 😏), de photographies de Jihane, de business, de recettes de Bibouzi, des dessins de Safia 👈 et de Ghita là , de sessions yoga en Zoom ou partagées en famille: mes inspiratrices quotidiennes sont créatives à partager, à accomplir, à essayer – échouer/apprendre – réussir – tester, à tourner la page parfois de certaines aventures avec beaucoup de dignité comme le cas de Valerie Tribes. Une Valerie qui fait le choix un contrecourant d’un profil avec peu de publication mais qui partage des initiatives fortes comme celle de LisezChezVous ici 👈 .
Cette période de confinement a aussi cela de bon: De nous forcer peut-être à faire d’autres choix créatifs et à sauter le pas (dans tous les cas nous nous cassons tous la gueule, non? au moins essayons!).
À partager différemment nos paillettes quotidiennes sur les réseaux ou à réfléchir sur l’après.
Nous nous remontons le moral, à râler aussi quand c’est étouffant.
Cela fait du bien!
Avoir un espace de partage et de confiance c’est important pour avancer.
Donc merci à chacune de cette inspiration quotidienne, cela me booste énormément.
Si t’en as besoin n’hésite pas me solliciter, je suis là aussi pour cela.
Les câlins familiaux, les FaceTime, les messages Instagram et whastapp 
Mon bébé joue forcément un rôle dans mon humeur. Il a répété un « je t’aime » (sans conviction) mais je prends 🤣🤩.
Ma famille au Maroc m’envoie les parties de carte nocturnes (et cela me fait un bien fou de voir que ce moment existe même s’il est éloigné physiquement). 
J’ai aussi reçu une vidéo de ma soeur et moi durant un été 90’s à la plage.
Et notre occupation principale était de présenter une performance scénique devant nos parents et oncles 😁. (Bon si tu repostes cette newsletter je publierai peut-être cette vidéo sur Instagram 🤣)
La vie était-elle plus simple? Ou en étais je protégée ?
Pour mes amis, je reçois des nouvelles alors que j’avais hâte de les retrouver une fois de retour en France. Les conditions ne s’y prêtent pas mais bientôt…🙌🏼
Et partager (un peu trop?) de conseils avec mes amies enceintes  (ha ha ha désolée mes chéries les souvenirs sont encore frais).
Mais aussi les histoires insolites: au Québec, on affiche un arc-en-ciel aux fenêtres pour rappeler que ça va bien aller. Waw! Je pense que mon job ici est fait en matière de positivité, bravo aux québécois ! 

(Et toi ? Comment vas tu ? Envoie moi de tes nouvelles sur les commentaires ci-dessous, j’aurais plaisir à te lire et à te répondre!!)
Power work
Breaking news: C’est difficile de rester concentrée et d’être productive à côté d’un jeune garçon de 16 mois (#blague#sansécran). 
Je case les sessions de travail durant les siestes, après le coucher ou par un moment de grâce d’occupation (sans qu’il cherche à s’électrocuter).
C’est un défi permanent et j’en ai qu’un seul 🤪🤯.
(Big up à tous les parents en télétravail sérieusement 😑 tu fais ce que tu peux et c’est déjà énorme !)
Je dois prioriser chaque action (recherche business, cuisine en écoutant un podcast, tri en passant un appel) et ne mettre mon énergie que là où elle apporte de la valeur, malgré l’ambiance angoissante. #quandjeveuxjusteregarderFriends #etmangerduchocolat #etnepasdormir
J’ai revu ma routine du soir aussi : je me focalise sur une séance yoga / pilate / renforcement. Cela m’évite de trop réfléchir ou de traîner sur Instagram sans but.
Pour l’instant, j’évite les Live Instagram pour rester ancrée tant que possible dans ma réalité.
Mon introspection coachée
A raison d’une séance par quinzaine, j’avance doucement mais sûrement avec ma coach d’identité professionnelle.
Cela m’accorde aussi 1h30 sans personne autour hahaha.
Le confinement en famille me fait oublier parfois ma part / dimension personnelle (encore plus qu’avant hahah mais est-ce une surprise ? Une exception? 🤷🏽‍♀️)
Il s’agit d’un rappel à l’ordre nécessaire.
As-tu pris du temps pour toi cette semaine? c’est bizarre à écrire durant un confinement: mais si nous ne pouvons pas sortir marcher/ courir respirer seules avec nos pensées, comment arrivons-nous à le faire durant le confinement?
Face face aux downs, je suis humaine…
Ce mythe de productivité s’effondre devant la réalité et de l’information continue. Et c’est dur de garder un esprit clair et motivé. Grosse révélation…
Je m’exerce au lâcher prise , ce qui est toujours une grosse blague avec moi 😬.
Je compte alors jusqu’à 10 (parfois plusieurs fois d’affilée), je prends du chocolat, j’ouvre la fenêtre.
Ou aux grands maux les grands remèdes: je mets de la musique pour danser en famille (et chanter faux, #désoléechervoisin). Et parfois, cela veut juste dire: ne rien faire, accepter d’être en colère, frustrée, angoissée, insomniaque, raplapla, sans envie ou volonté de me concentrer.

Cela peut prendre 5, 10, ou 30 min…
C’est comme ça et cela ira mieux, demain.

Je te souhaite beaucoup de courage pour les prochains jours: rappelons-nous « qu’à chaque jour suffit sa peine ».
Keep calm and stay safe 🙏🏼!

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Rise and shine it’s family time!

Les fêtes de famille, c’est compliqué. Et pour qui n’est ce pas le cas?
Pour Noël, les baptêmes, les mariages, les enterrements, … qu’elles soient grandes ou petites.
Entre Tata qui demande si t’as un amoureux ou un deuxième enfant en route (parfois les deux parce qu’elle n’écoute pas vraiment), Tonton qui veut connaître ton boulot mais que tu as un métier « nouveau » impossible à expliquer, que tu veux aider Maman ou Belle-Maman mais que c’est l’occasion de passer sur le grill de ta vie, les cadeaux bizarres que tu reçois (et que tu offres), les débats de fin de soirée qui n’ont plus aucun sens (trop de 🥙 🍹 🧁 🍰… ), la grande Tata qui se rappelle de toi quand t’avais un an « ah oui c’est toi qui montais sur la table pour danser? t’étais chtoupinette » (1/ je le suis toujours 🤣🧿 merci 2/ je ne fais évidemment plus cela, la table se casserait!).

Mais ça c’est la partie drôle, la partie moins drôle c’est quand cela dérape sur des conseils non demandés, des jugements de valeurs (jolis mots pour dire critique), un sentiment que rien n’a changé,…🥵. La charge mentale avant, pendant, après ce séjour/ diner / fête, de se sentir jugé, évalué, d’essayer de tenir, de se barricadé à tout prix.
Vous voyez le genre?
😱Allez on respire 1, 2, 3… voici quelques idées (ou pas) pour y survivre ou mieux! les transcender (car au final la famille, même si on ne la choisit pas, elle est aussi une source de réconfort).

Ok j’avoue je peux passer pour une professionnelle (ou pas?) des retrouvailles familiales.
Dans la culture marocaine, c’est inclus dans le pack naissance. A moins de 40 personnes cela ne compte pas comme une fête de famille juste un petit diner et moins de 40 cela arrive souvent (😱😱😱).
1- Heureusement que les smartphones (Instagram) existent (sauf si vous vous voulez vraiment en profiter? ou que le réseau ne marche pas)

2- Préparer des sujets en amont: foot, série TV consensuelle, dernier Goncourt 📚, les jeux olympiques, le dernier tournoi de pétanque 🤣!

3- NE PAS PARLER POLITIQUE NI RELIGION, JAMAIS

4- Compter les calories comme passe-temps et vite en être lassé car cette corne de gazelle ne compte pas 🥰

5- Se faire des listes dans sa tête (qu’est ce que je veux faire pour cette nouvelle année?)

6- Ne pas répondre aux provocations (AUCUNE)

Cela ne vaudra pas le coup. Et quand j’écris provocation, j’entends: critique, jugement, avis non demandé… Mettez des boules Quiès, l’approbation sociale se fait avec les personnes qui vous sont proches, légitimes, compréhensives.

Regardez où cela a mené Bridget Jones !

7- A moins qu’il soit M.Darcy, n’acceptez aucun blind date

Oui Tata, je suis comblée dans ma vie de célibataire tout va bien. Quoi vous connaissez quelqu’un ? non merci je passe mon tour!

8- Ne pas faire de confidences personnelles (vos quêtes de sens et votre projet d’entreprise, gardez le pour vos amis proches à moins d’être prêt(e) à répondre aux différentes questions / incompréhensions) : cela ne sert à rien 1) on ne vous écoute pas vraiment 2) vous le regretterez le lendemain 😱

9- Compter sur un allié inconditionnel: Elizabeth Bennet l’avait bien compris, son amie Miss Lucas était d’un soutien permanent et connaissait l’art du « gossip » en public, les meilleurs dossiers, les meilleures blagues et cela aide à faire passer le temps!

Ok Elizabeth Bennet pouvait être cruelle MAIS drôle !

10- Prévoir une sortie à l’air libre (pourquoi seuls les fumeurs auraient ce privilège?)

11- Repérer la salle de bain (avant le pic d’embouteillage et que cela ne soit trop tard…)

12- Toujours avoir une assiette prête de petits fours, chocolats, cacahuètes: ça permet à créer du lien « ah j’aime bien ces gâteaux il y a quoi dedans? » et d’occuper sa bouche en cas de question gênante (le temps de trouver une réponse)

13- Avec cela, plusieurs heures se sont écoulées! Mais s’il s’agit d’un séjour familial qui dure plusieurs jours, n’oublions pas des idées de jeux de sociétés, des livres, des albums photos à parcourir…

14- Trouver un moyen de participer aux tâches, il y a toujours moyen d’aider, de créer du lien de cette manière et de renouer avec une personne que vous n’avez pas vu depuis longtemps et avec qui vous pensez ne plus rien à voir en commun.

15- Profiter de chaque moment avec les êtres chers, le temps passe trop vite et même si l’on râle et que j’en profite pour en faire un billet d’humeur ici, le vrai secret est d’être bienveillant ET patient, d’accepter les gens tels qu’ils sont et de ne rien attendre de plus (que ce qu’ils sont 😉). Ce travail peut s’avérer dur certes, mais ce lâcher prise facilite la vie. Comme je l’écris sur la Matcha Morning Newsletter #25 (que vous retrouverez dans votre boite d’email si vous êtes abonnés ou en fin de semaine ici 👈), il est aussi important de cultiver son jardin intérieur et les sources de son propre apaisement, bonheur, quelque soit l’environnement, sa nature ou son humeur.

16- Démarrer une dispute (celle qui démarre à chaque fête car au finale c’est toujours la même rancune sur machine)

17- Rire de ladite dispute car il faut bien alléger l’ambiance

18- Mettre de la bonne musique car quoi de mieux que de danser en famille?

19- Penser aux absents! 🙏🏼🥰 Cela fait partie aussi des moments d’intention et de présence de qualité… (Oublier le 1 et posons le téléphone)

20- Reprenons le téléphone pour les photos, vidéos et les retrouver quelques années plus tard.

Et vous, quelles sont vos meilleures astuces pour survivre aux fêtes de famille? Partagez les en commentaires!

My 8 weeks postpartum diary

Êtes vous jeune ou futur parent?

Aux jeunes femmes enceintes qui ne savent pas à quoi s’attendre ou à celles qui n’ont pas encore pu partager leur expérience. Aux papas qui ne se sentent un peu perdus devant les boules d’hormones que représentent leur compagnes… cet article est pour vous!

J’ai partagé il y a quelques semaines déjà le jalon des 6 semaines (lien par ici👈 ). Même si cela représente un risque pour ma zone de confort (aujourd’hui défini par une paire de leggings et un coussin d’allaitement…), je choisis d’en sortir un peu aujourd’hui et de partager honnêtement avec vous ces changements.

Le creux de la vague:

Le début de « l’après 6 semaines » a été marqué de mon côté par une baisse du moral de manière drastique. La fatigue accumulée, le manque de sommeil abyssale, l’enfermement (saison d’hiver + bébé allaité= difficulté à sortir tous les jours…), la stagnation de la perte de poids postpartum (la grosse perte de poids impressionnante et d’une certaine manière rassurante finit par se stabiliser), la difficulté de se sentir énergique (la fonte de la masse musculaire ajoutée à la fatigue générale ne permettent pas de sentir le tonus habituel) autant de facteurs qui ont eu des impacts sur mon morale.

Quand je m’en suis rendue compte, j’ai pu prendre du recul sur cette nouvelle étape (les réveils nocturnes permettent une forme de méditation et une réflexion intérieure plus difficile dans l’ouragan quotidien). J’ai défini un mini plan d’action pour remonter la pente petit à petit.

Action plan to get (baby) shit done

Désolée pour ce jeu de mot peu subtile, mais c’était trop tentant!

Ce plan d’action a eu plusieurs thématiques pour rééquilibrer mon humeur et aussi la relation avec mon bébé:

  • Réussir à établir une routine d’allaitement/ sommeil/ éveil/ change
    • Ce point correspond à la plus grande difficulté. Cela sous entend une présence/ disponibilité, une observation constante, une empathie et une patience pour comprendre les paramètres de besoin du bébé. Le plus simple consiste à noter pendant plusieurs jours les différents phases de vie du bébé (allaitement/ sommeil/ éveil/ change): un carnet de note ou l’application bébé sur smartphone (exemple: carnet bébé et bébé+). Petit piège: ce genre de « pattern » ou système développé par le bébé n’est que passager (quelques semaines) jusqu’à la prochaine phase, il évolue vite! Il ne s’agit pas de reposer dessus à 100% mais plutôt de pouvoir prévoir et adapter l’emploi du temps de la journée. Cette impression (même fugace) de maitrise du planning quotidien m’a permis d’une certaine manière de me rassurer et de planifier les tâches en fonction de la charge de travail / moments nécessaires à mobiliser
Exemple de suivi des premiers mois ci-dessus de Pinterest! Le mien ne ressemblait pas tout à cela (dodo court, allaitement toutes les 2h, éveil de 30min à 1h)
  • Se consacrer « réellement » au bébé lors de ses moments d’éveil:
    • L’objectif est de sortir de cet ouragan quotidien de tâches et de se réserver des créneaux de câlins et de jeux ou plus simplement du temps de qualité / Quality time. Ainsi, le moment n’est pas perçu comme un effort ou une corvée à accomplir mais comme un moment de détente pour les deux personnes (même le moment de change peut être aussi un moment de joie partagée 🙂 ). Les hormones du bonheur feront le reste du boulot!
  • Accepter la phase de transition physique:
    • Je pense que l’image de moi même à ce moment du creux a été la pire que je n’ai jamais eue. Back in shape. J’attends que ça! non pas le fait de maigrir d’un coup mais d’enlever cette mollesse qui a tout envahi haha. J’ai commencé à regarder les exercices que je pouvais faire (cf. plancher pelvien à récupérer le truc à ne pas oublier avant même de penser aux abdos!). J’ai trouvé une coach avec un programme postnatal bien pensé (merci Instagram => @Ludy_Gogirlzz ici) et défini mon programme de fitness (son ebook postnatal est assez complet, à démarrer à partir de la 8e semaine et après validation du médecin).
    • J’ai pris quelques nouveaux vêtements car mettre encore des vêtements de grossesse était ridicule pour moi (comme si j’avais encore ce bébé dans le ventre ou que mon corps était coincé dans une faille spatio-temporelle! no i have to move on!). Je vous mets la sélection en bas de l’article…donc plus besoin de déprimer parce que rien ne m’allait ou ne m’inspirait!
    • Les soins et le maquillage ne sont pas de trop non plus (ce n’est pas QUE du marketing)!
  • S’arroger les premiers (vrais) moments seule avec soi:
    • Pas de charge mentale ni d’hormones qui dictent la loi. Un moment pour soi. 2h si possible complètes par semaines sans le bébé dans les parages. haha. La première étonne mais j’ai hâte d’en faire une deuxième.
  • Se pardonner encore et toujours les erreurs (=> prise de recul nécessaire) ou malentendus (surtout avec les autres adultes dans les parages)!
  • Utiliser les réseaux sociaux avec parcimonie (dans le cadre de la perception de soi, éviter les comparaisons malvenues, ce n’est pas le moment pour! euh c’était la Fashion Week de Paris la semaine dernière non? pour le glamour la 8e semaine on repassera!), ne garder que les personnes « réelles et normales ». J’ai bizarrement dans les abonnements Instagram, différentes jeunes femmes ou comptes de communautés partageant leurs « vraies » expériences de maman loin des stéréotypes ou des images parfaites:

Même s’il est difficile de s’en rendre compte, à la 6e semaine d’insomnie, les choses évoluent. Doucement mais sûrement. J’en conclus la nécessité de prendre du temps pour chaque objectif de gestion de cette étape de la vie. La maternité est un tel bouleversement que comme m’a dit mon médecin « cela pris 9 mois pour mettre au monde cet être, cela prendra quasiment le même temps pour redevenir « vous-même »! » L’avantage aussi de la culture américaine c’est la culture de l’encouragement et de la motivation « you’re doing a great job! » remet en perspective la culpabilité maternelle de ces premières semaines (et d’un premier né!). So, à toutes les mamans / futures mamans qui me lisent:

You are doing a great job Mama!

Pour celles qui sur Instagram ont voté pour voir quel était mon butin H&M pour ce corps de transition (transition espérée en tout cas), voici le contenu:

  • Des chemises fluides (pratique pour l’allaitement)
  • Un Jeans noire
  • Une jupe noire
  • 2 débardeurs et un top cache-coeur d’allaitement

Je ne voulais pas investir beaucoup (espoir de transition haha) mais aussi pour quelque chose de suffisamment durable en matière de style ou de coupe (même si la taille devient trop grande #hope).

Et vous comment avez-vous traversé ces bouleversements? Commentez, partagez vos expériences de maman, papa ou tout simplement de personnes ayant un grand bouleversement lors d’une expérience humaine!

My 6 weeks postpartum diary

Si la grossesse était une sacrée aventure, l’accouchement est une partie de plaisir pour le moins étonnante. Les premiers jours avec un nouveau né se sont révélés comme des jours et nuits surprenants et c’est peu dire.

Les licornes, les paillettes et les petits coeurs d’amour ne sont pas toujours au rendez-vous et c’est normal!

La volonté de traverser le plus sereinement possible les premières semaines représente pour moi le fait le plus marquant. Ne pas s’énerver, rester zen, profiter des moments câlins pour tenir face au manque de sommeil, à l’inconfort et au fait de ne pas vraiment se sentir soi. La volonté pour réussir à établir l’allaitement exclusif et à se forcer pour des moments de selfcare (qui passe aussi par prendre un repas équilibré et complet) même quand ma seule pensée se résumait à dormir.

Petit à petit la routine s’établit, la relation s’approfondit, le corps se remet en laissant au passage un souvenir ou deux de cet événement pas si anodin (salut aux 3 nouvelles vergetures!). Les premiers sourires arrivent et là les licornes, les paillettes et les petits coeurs sont de retour. Mais à 4 semaines, j’ai osé les 2, 3 voir 4 sorties de plus en plus longues et malheureusement je n’étais pas encore prête. J’ai dû me reposer et attendre de dépasser les 40 jours postpartum.

J’en retiens:

  • Le moment de lucidité où j’ai eu une pensée profonde et empatique envers les générations précédentes (quand la péridurale n’existait pas…): big up à mes grand mères Oumkaltoum et Rabiaa (Paix à leurs âmes). Je n’ose imaginer les trésors d’énergie qu’elles ont dû déployer pour survivre à ces moments de souffrance (je ne vais pas vous dire des arc-en-ciels et que ce n’était que joie et bonheur…malgré les pain killers que j’ai pris)
  • Le skin-to-skin ou peau à peau est réellement le meilleur allié pour établir le lien dès les premiers jours surtout (en plus d’aider la montée de lait, soulager les inconforts du bébé…) car soyons franc: ce petit être qui vous regarde avec de grands yeux pfiiiou… c’est un inconnu! le temps d’apprendre à le connaître et à se connecter est inestimable
  • Réussir à se réserver quelques minutes pour se doucher, se changer, se préparer quelques soins élémentaires (dents, peau, cheveux…) ce n’est ni superflu ni futile pour éviter le point d’après 👇 et se « reconnecter » à ce nouveau corps (transitoire car il ne cessera de changer pendant les 8 premières semaines postpartum sinon plus)
  • Préparer les Kleenex pour la chute des hormones: crise de larmes inévitable (pour x ou y raison, la question n’est pas pourquoi)
  • Être patiente, ou travailler pour l’être un maximum : envers ce petit être qui commence à avoir des crises de coliques, qui vous regarde comme une tétine géante (en anglais cela se traduit quand même en « pacifier »), à apprendre son langage et son modèle de fonctionnement (car il s’exprime oui ce n’est juste pas livré avec le guide d’utilisation 🙂 !), envers sa propre fatigue, son propre agacement… inspirer et expirer plusieurs fois!
  • Être indulgente: envers soi-même et envers les autres et surtout son conjoint. Ce n’est guère le moment d’engager des débats philosophiques et des disputes sur l’éducation: You just have to take shit done (sans mauvais jeu de mots sur la boite à caca qu’un nourrisson peut représenter !)
  • Dépasser le stade auparavant connu de la douleur et de l’inconfort: marcher quelques minutes représentera un effort et il paraît que c’est normal
  • Ne pas compter les paquets de serviettes hygiéniques et de culottes jetables, le petit détail glamour!

Ce n’est que vers cette fameuse 6e semaine avec le Dr approchant, que je me suis posée la question sur ma future routine sportive et mon no-look/ uniforme d’allaitement (j’ai effectivement perdu une bonne partie du baby bump mais reste 8kg et surtout un tonus à récupérer)… Je ne suis pas totalement remise. La patience et les baby steps restent le mot d’ordre. de Mon approche sur cette routine fera l’objet d’un prochain article!

En attendant, voilà la liste de ce qui m’a sauvé ces 6 premières semaines de manière concrète (en plus de mes achats préventifs effectués lors du dernier trimestre, article ici):

  • Mon époux puissance 10
  • Mon idée lumineuse de congeler quelques repas
  • Les facetime avec mon entourage mais aussi le fait de ne pas avoir eu de visite à l’hôpital (je ne sais pas comment au Maroc, les femmes font pour tenir le rythme des visites et la présence même d’un buffet… je ne sais pas!)
  • Dormir dès que possible (même si parfois la douche ou juste le fait d’être posée pendant sa sieste est une forme repos)
  • Les livraisons à domicile de courses Wholefoods sur Instacart.com et des achats of course sur Amazon
  • Les soutiens-gorge d’allaitement seamless de BoobDesign
  • La paire de leggings Blanqi postpartum qui aide à faire illusion d’un ventre à peu près de retour à la normale
  • Le corset postpartum pour emballer tout ce qui dépasse
  • Les coussins d’allaitement en coton Bio pour gérer le flux